Blogs Lalibre.be
Lalibre.be | Créer un Blog | Avertir le modérateur

11/01/2014

(Dés)habillons les stars !

La Libre, Momento, Tendances, toilettes, cinémaQuand le glamour du cinéma permet de récolter des fonds et de se rincer l’œil par la même occasion.

En mode red carpet: Aurore Vaucelle

À TRAVERS UNE ENQUÊTE commandée par la fondation britannique de cardiologie et parue ces jours derniers sur le site du quotidien “Daily Telegraph”, on a listé les dix toilettes phare du cinéma mondial qui :
a) ont marqué de leur sceau la culture populaire et l’imaginaire collectif;
b) de façon plus triviale, ont permis de valider, chez certains, un premier rendez-vous. Le rouge, dit-on, ça marche à tous les coups. Enfin, bref.

Pourquoi une fondation, aux telles attributions médicales, commande-t-elle ce genre d’étude ? Pour faire de la publicité glam’ à souhait à propos de son action, pardi ! En effet, parmi les dix toilettes épinglées, la grande majorité brille du rouge séduction – la couleur du cœur par excellence. C’est ainsi que la fondation en question invite chacun à se faire cramoisi lors de sa soirée de gala du 7 février prochain en faveur de la lutte contre les maladies cardio-vasculaires, première cause de mortalité en Grande-Bretagne. Toutes les occasions sont bonnes pour évoquer les filles canons et les jolis garçons.

En n°1, la robe qui s’envole de Marilyn
Il serait intéressant de faire le test : combien de personnes, ayant en tête cette image mythique, auront vu le film d’où la scène est extraite ? Cultivons-nous un peu au lieu de reluquer la paire de gambettes de Marilyn.
Dans le film “Sept ans de réflexion”, sorti en 1955, Marilyn joue le rôle de la fille new-yorkaise rencontrée par hasard et qui charme un jeune père de famille qui vient de quitter sa petite famille, partie se mettre au vert. Il fait chaud dans la grosse pomme, et puis, l’homme a appris, par la bande, qu’après sept ans de mariage, beaucoup de maris sont tentés. D’où le titre en anglais que l’on peut traduire littéralement comme “La démangeaison de la septième année”. On peut dire que Billy Wilder a trouvé l’objet de la tentation universelle en la personne de Marilyn qui se la joue ingénue dans sa robe signée William Travilla – robe qui, ô flûte alors !, se soulève sous les vapeurs du métro.
(Ph.: Photonews)
 
 
La Libre, Momento, Tendances, toilettes, cinémaEn n°2, les souliers rouges de Dorothy
Dorothy, emportée par le vent de son trou perdu du Kansas, se retrouve au mystérieux pays d’Oz avec une nouvelle paire de chaussures serties de rubis. Un rêve pour les fashionistas qui tourne au cauchemar quand la méchante sorcière de l’Ouest tente par tous les moyens de s’en emparer. De ses chaussures portées par Judy Garland dans “Le Magicien d’Oz”, en 1939, il ne reste que cinq paires dont le prix dépasse le million de dollars. Le joaillier de luxe Harry Winston a réalisé une paire de 1 500 carats en 1989, les chaussures les plus chères du monde, estimées à 3 millions de dollars.
(Ph.: Reporters/Everett)
 
 
La Libre, Momento, Tendances, toilettes, cinémaEn n°3, le look sexy rock de Sandy
Le cinéma est adepte de ces scénarios où les héroïnes un peu mal dans leur peau ou peu aidées par la nature se transforment tout à coup en bombe à l’écran. Cette transformation complète en mode avant (ce n’était pas top)/après (c’est renversant) satisfait aux attentes psychologiques universelles – le mythe de Cendrillon n’est jamais loin.
Alors quand, dans “Grease”, la prude Sandy, aux robes pastel et sage queue-de-cheval, se meut en petite nana sautillante, moulée de cuir et grimpée sur des mules rouges, le cœur des garçons s’emballe. D’autant que Sandy use à dessein de ses nouveaux atours et explique d’une voix suraiguë (façon chant de séduction des animaux) qu’“elle a besoin d’un homme”, ce à quoi le pauvre John Travolta, troublé et déstabilisé, répond qu’il en est “électrifié”. Allez, un peu de nerf, Johnny, on ne fait pas sa chiffe molle, quand on voit la fille commander la parade nuptiale.
(Ph.: Paramount Pictures)
 
 
La Libre, Momento, Tendances, toilettes, cinémaEn n°4, le bikini rikiki de Honey Rider
Rencontrée sur une plage où elle ramasse des coquillages pour entendre la musique qu’ils jouent à son oreille, miss Honey Rider nous semble d’abord un peu simple, pour ne pas dire intellectuellement limitée. Evidemment, James Bond – en pleine croisade contre Docteur No – n’a pas manqué de noter ce trait de caractère, mais il ne lui a pas échappé non plus qu’Honey Rider n’était pas désagréable à regarder dans son petit maillot pas vraiment couvrant. Et voilà comment Jimmy, ce sacré numéro, en fait son binôme. Facile à berner, l’agent de sa majesté ! Le bikini, lui, restera dans les annales des (mini-)costumes légendaires du 7e art. Si marquant d’ailleurs, qu’Halle Berry rejouera la même scène 40 ans plus tard dans un autre Bond.
(Ph.: Reporters/Everett)
 
 
La Libre, Momento, Tendances, toilettes, cinémaEn n°5, la LBD de Miss Holly Golightly
Le titre francisé, “Diamants sur canapé”, nous perd en conjecture. Le titre original, lui, dit bien de quoi il s’agit : dans “Breakfast at Tiffany’s”, réalisé en 1961 par Blake Edwards, la jeunette Holly Golightly est un peu évaporée, pas trop argentée, mais rêve la vie en grand et prend son petit-déjeuner chez Tiffany’s. Certes, elle boulotte son croissant devant la vitrine sans jamais passer la porte du fameux bijoutier, mais ça ne l’empêche pas de cultiver une élégance fantastique aux premières heures de la journée. Mention spéciale à l’habilleur officiel de Hepburn, qui a imaginé cette “Little Black Dress” qui deviendra mythique, le Français Hubert de Givenchy.
(Ph.: Reporters/Rue des Archives)
 

Les commentaires sont fermés.