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13/01/2014

En 2014, et si on…

La Libre, Momento, Bien-être, bonnes résolutions, nourriture, sain… prenait de bonnes résolutions pour changer ses mauvaises habitudes. Alimentaires, par exemple.
Quelques ouvrages pour nous mettre le pied à l’étrier.

Sélection: Laurence Dardenne


… arrêtait de manger de la merde
 
“Arrêtons de manger de la merde !” (*) Derrière ce titre quelque peu racoleur, ou à tout le moins provocateur, qui d’autre pouvait-on imaginer que l’incomparable Jean-Pierre Coffe ? Dans la lignée et sur le même ton que son émission “Ça se bouffe pas, ça se mange”, diffusée sur France Inter de 1998 à 2008, où il dénonçait notamment les scandales alimentaires, l’homme au regard avisé souligné par ses lunettes rondes et colorées mène à présent sa croisade pour proposer des produits de qualité, oui, mais à petits prix. Cela, dans une enseigne discount. Il est vrai que, les scandales alimentaires et la période de crise aidant, le consommateur est plus que jamais friand de ce créneau. Bien vu, donc ! Agitateur, l’auteur pose les questions qui tuent : comment est-il possible que l’on trouve de l’agneau toute l’année et qu’il vienne du bout du monde ? Que la couleur du fromage soit travaillée artificiellement ? Que l’on gave les poules de batteries de colorants et d’antibiotiques ? Que nos porcs partent se faire tuer en Allemagne pour revenir transformés en barquettes ? A qui la faute ? C’est la question à laquelle tente de répondre l’auteur qui, depuis quatre ans, a visité des dizaines d’usines, d’ateliers d’artisans, d’élevages et d’abattoirs travaillant pour les grandes enseignes. C’est ainsi qu’il a pu créer et améliorer – par exemple en éliminant l’huile de palme ou certains produits chimiques – quelque 2 000 produits pour l’une d’entre elles (“Leader Price” avec laquelle il collabore). Le lait, les œufs, le poisson, les viandes, les légumes, les conserves, les surgelés…, les principales catégories d’aliments sont passées en revue par Coffe. Exemple : le cabillaud. Jadis, le ‘bœuf du pauvre’, sous sa forme salée ou séchée, autrement dit la morue, écrit-il . Elle a volé la vedette au saumon, au turbot et à la sole, en moins de dix ans, son prix a doublé… Comment en est-on arrivé là ? Réchauffement des eaux fatal aux jeunes cabillauds, pollution des mers et surtout pêche dite “minotière”, destinée à la fabrication des farines pour l’alimentation du bétail et des poissons d’élevage sont quelques-uns des éléments d’explication de l’auteur de cet ouvrage très instructif.
(*) Arrêtons de manger de la merde ! Jean-Pierre Coffe, Flammarion, 14,90 €.
 
 
… se soignait avec du chocolat
 
“Le chocolat et le chirurgien, se soigner avec le chocolat” (*). Voilà une approche qui devrait en séduire plus d’un(e). C’est en l’occurrence celle qui est proposée par le PHenri Joyeux, chirurgien cancérologue à Montpellier, et Jean-Claude Berton, maître artisan chocolatier, dans cet ouvrage qui aborde le sujet sous un angle scientifique relativement inhabituel. Mais également historique, entre autres. On y rappelle ainsi que le chocolat, riche en fibres alimentaires, est bénéfique pour réguler le transit intestinal. Ou encore que 100 g de chocolat noir apportent la moitié des besoins quotidiens en magnésium. On y apprend aussi que quatre carrés par jour d’Omégachoco (un chocolat bio, artisanal, riche en oméga-3 et en fibres, élaboré à partir de fèves de cacao et de graines de lin concassées… et créé par le coauteur !) stimulent la mémoire, améliorent l’humeur et diminuent le stress des femmes enceintes, permettent aux insomniaques de retrouver le sommeil, aux personnes souffrant de psoriasis de voir diminuer les poussées de cette affection cutanée…Et l’on en passe comme les effets bénéfiques de la consommation de ce chocolat magique sur les ongles cassants, la sécheresse de la peau, des cheveux ou des yeux !
Présenté dans la préface du PChristian Cabrol comme une véritable encyclopédie du chocolat , l’ouvrage fait notamment référence à de nombreuses études scientifiques prouvant les bénéfices multiples à certaines doses et pour certains produits du chocolat.
Le chocolat et le chirurgien, PHenri Joyeux, Jean-Claude Berton, Editions du Rocher, 15,90 €.
 
 
… se préparait une bonne petite soupe
 
“Le potage est l’ouverture indispensable de tout dîner […] réjouissant les convives et les sollicitant à faire honneur au repas.” C’est ce qu’a pu lire Diane de Brouwer lorsqu’elle s’est plongée dans “Le Livre des soupes”, de Jules Gouffé, daté de 1875. Encore fallait-il le remettre au goût du jour. Et comme cette conseillère en nutrition et nutrithérapie, par ailleurs journaliste et auteur de livres de cuisine, “n’a pas 52 idées de soupes, et que l’idéal serait d’en proposer une par semaine”, elle fait “appel à l’équipe : amis, famille, relations professionnelles”. Voilà qui donne un nouveau petit “Livre des soupes” (*), auquel l’auteur a apporté sa touche personnelle et professionnelle de nutritionniste, “afin d’ajouter du sens nutritionnel aux saveurs et faire de ces boissons goûtues des boosters d’énergie et de vitalité”. Elle y évoque l’importance du mode de cuisson, de la saisonnalité des légumes. Elle livre des conseils comme “certains aliments comme la tomate gagnent à être chauffés pour libérer leurs nutriments”. Mais un petit conseil : “dégustez ces élixirs tièdes !” Elle met en garde aussi : “un autre bémol au potage traditionnel : l’ajout de crème à toutes les… sauces”. “L’apport crémeux peut toutefois être obtenu en rajoutant des oléagineux qui, à l’exception de l’avocat, auront été trempés douze heures préalablement, et bien rincés.” Enfin, partant du principe que les ingrédients de ses recettes sont “bio”, la conseillère en nutrition ne suggère que rarement de les éplucher, mais bien de les rincer et les brosser correctement. L’idée étant de conserver les vitamines et minéraux principalement logés sur ou sous la peau. Reste à s’y mettre : entre soupe crue avocat épinards cerfeuil; soupe concombres et cajous à la menthe fraîche; simplicité de pommes et céleri; monglas de crise ou potage aux pleurotes et champignons de Paris; velouté de mâche ou encore, en saison, délice de melon et tomates.
(*) Le Livre des Soupes, Diane de Brouwer, Soliflor, 15 €.
 
 
… faisait de meilleurs choix alimentaires
 
Après la fast, la slow, voici “la true food” (*), ou “comment faire les meilleurs choix alimentaires pour nous et nos enfants”. L’ambition de l’auteur, Nathalie Hutter-Lardeau, nutritionniste ? Tout simplement et très humblement… rétablir la vérité face aux discours alarmistes ou simplistes. Car oui, mieux se nourrir permet de prévenir certaines maladies comme le cancer, l’obésité ou les troubles de la fertilité. Mais non, il n’existe pas d’aliments miracle. Et non encore, tout n’est pas contaminé ou d’exécrable qualité. Pour exprimer ses positions, l’auteur pose tout simplement les questions, y répondant par oui, non ou peut-être, explications et arguments à l’appui. Exemples : les OGM peuvent-ils provoquer des allergies alimentaires ? Oui, mais pas plus que les produits “conventionnels”. “Si les consommateurs se méfient des allergies que pourraient déclencher les OGM, c’est qu’ils n’ont pas tout à fait tort,
estime la nutritionniste.
Les allergies alimentaires sont en effet liées à la présence de protéines. Or, les OGM peuvent contenir des protéines non présentes dans la variété d’origine. Se pose alors la question de savoir si l’ajout d’une nouvelle protéine dans un OGM peut causer une allergie…” Des questions et des réponses, comme celles-là, il y en a bien d’autres : parfois surprenantes d’ailleurs. A la question “est-il logique de nourrir les poissons avec de la viande  ?”, la réponse de la nutritionniste est “oui, aussi étrange que cela puisse paraître de prime abord”. Son explication : “Le type d’alimentation varie selon les espèces. Or celles élevées en Europe – par exemple la truite, le saumon, le bar, la daurade ou encore le turbot – sont majoritairement carnivores, n’en déplaise aux végétariens.” Quant aux farines animales, elles font l’objet de plusieurs autres questions/réponses dans cet ouvrage très pratique et accessible, qui a le mérite de toucher au cœur de nos préoccupations quotidiennes.
(*) La true food, Nathalie Hutter-Lardeau, Editions du Moment, 17,95 €.
 
 
Ph.: Reporters

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