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10/02/2014

Au taquet au Touquet

La Libre, Momento, Bien-être, thalasso, Le TouquetA trois petites heures de Bruxelles, Thalassa Le Touquet reste une destination de choix pour recharger ses batteries d’air iodé, de minéraux, d’oligo-éléments… Et repartir plein de bonnes résolutions diététiques !
 
Sur la Côte d'Opale: Laurence Dardenne


FACE À LA MER QUI, À MAREE HAUTE, viendrait bien vous chatouiller les pieds, il ne reste qu’à contempler le tableau, où se mélangent à l’horizontale les teintes pastel mêlant harmonieusement gris, bleus, verts et couleur sable. Dans l’assiette, la composition est nettement plus colorée. Il faut reconnaître que le menu du jour – comme celui de toute la semaine d’ailleurs – est alléchant : croustillant de poisson, dos de moruette, jardinière de légumes et sabayon aux herbes avant de déguster un gratin aux framboises. Cela, pour le midi. Et avant de remettre le couvert pour le soir où se profile une tomate farcie à la mousse de Roquefort, suivie d’un dos de lieu au curry accompagné de ses carottes précédant le papillon d’ananas.
 
Entrée-plat-dessert, midi et soir (le petit-déjeuner, on vous conseille de le prendre en chambre pour éviter les tentations du buffet) et collation à 16 h (un délicieux yaourt maigre mixé avec des fruits frais) : si, à ce rythme-là, six jours durant, on ne prend pas quelques kilos, c’est à n’y rien comprendre ! Hé bien non, aussi curieux et miraculeux que cela puisse paraître, on peut même en perdre. Pas 3 ou 4 en une semaine – et ce ne serait d’ailleurs pas souhaitable – mais bien 1, voire 2, selon le poids de départ.
 
 
Nous sommes au restaurant diététique du Thalassa Sea and Spa Le Touquet, qui depuis 2010 propose en exclusivité une cure Weight Watchers. Outre le menu spécialement élaboré pour les curistes qui ont opté pour cette formule comme d’ailleurs pour la cure “capital minceur”, le programme des soins est adapté et orienté… minceur. Six demi-journées pendant lesquelles les soins quotidiens sont répartis sur une durée de 3 à 4 heures (en alternance un jour le matin, un jour l’après-midi). Histoire de se prélasser dans un bain de mer hydromassant ou de succomber à la détente sous une pluie marine (pour ne pas dire une douche sous affusion), s’essayer au drainage marin plus communément appelé douche sous-marine…
 
Côté algothérapie, les enveloppements se font avec des crèmes d’algues fucus, amincissantes, une espèce plus brune que l’on trouve en bord de mer – contrairement aux laminaires puisées au large dans les fonds marins – et qui favorisent la sudation et le drainage, nous dit-on. Pour les modelages, d’intensité très variable selon la main de l’hydrothérapeute, le protocole alterne mouvements doux et plus appuyés, claquages, battages, coques, pincements, et léger palpé roulé pour faire pénétrer le gel crème amincissant.
 
Viennent compléter le programme, selon les soins qui ont la préférence de chacun et chacune, la douche à jet, le matelas d’eau avec massage dorsal à sec, l’hydrojambes qui consiste à immerger les membres, des pieds au haut des mollets, en alternance dans un bain d’eau de mer chaude puis froide afin de tonifier les parois veineuses, favoriser la circulation et soulager les sensations de jambes lourdes… Pour cela, rien de tel encore que les séances de pressothérapie visant à stimuler le retour veineux par légères pressions de bottes gonflantes. Ou encore, pour les plus courageux, l’enveloppement réfrigérant des jambes. Idéal pour stimuler la microcirculation sanguine. Il s’agit là d’enfiler des bas imprégnés d’une solution de camphre et de menthol qui vous glace littéralement les jambes et de tenir bon pendant vingt minutes en pensant au spectacle paisible des vagues ou de l’assiette du soir. Mais une fois débarrassé de l’accoutrement, quelle sensation de légèreté, deux, trois voire quatre heures plus tard encore. A tenter sans hésiter pour les soucis de jambes lourdes et de préférence en été !
 
 
Un programme de soins adapté et un menu spécialement concocté qui doivent être associés à quelques activités physiques pour que le triptyque soit efficace. La cure prévoit ainsi des séances collectives en bassin de jet sous-marin et d’aquagym dans la magnifique piscine du Novotel. Fitness, yoga, abdos fessiers… Libre à tous et toutes, en sus, d’enchaîner quelques longueurs, de partir en balade à pied ou à vélo pour prendre un bon bol d’air iodé. Sans quoi, on ne peut imaginer une bonne cure de thalassothérapie.
 
 
La Libre, Momento, Bien-être, thalasso, Le TouquetUNE CURE POUR REPARTIR SUR DE BONNES BASES ALIMENTAIRES
 
“L’important est de bien s’écouter, apprendre à ressentir ses sensations de faim, de satiété”, nous dit la diététicienne.
 
Plus de vingt ans maintenant que Pascale Joly, diététicienne, accompagne “dans leur assiette” les curistes au Thalassa Le Touquet. Dans son petit bureau situé au fond du restaurant diététique, elle les reçoit avec un indéfectible sourire. La porte ouverte signifie qu’il suffit de frapper puis d’entrer; close, elle est le signe que Pascale est absente ou occupée.
 
Occupée pour un bilan d’impédancemétrie, par exemple, qui se fait systématiquement en début de cure minceur ou Weight Watchers. Personne n’y échappe : sur la balance, une électrode dans chaque main, nous voilà donc bonne pour tout savoir sur notre composition corporelle : taux de masse graisseuse, hydrique, maigre, musculaire… Verdict du métabolisme de base (énergie dépensée au repos) et des Propoints Weight Watchers qui y seront associés, soit le nombre de calories “autorisées” en fonction de notre constitution, notre âge, notre sexe, notre ossature… Et tombe de l’ordinateur la sentence qui nous indiquera si l’on se situe dans le vert (bon), le jaune (zone d’alerte) ou le rouge/orange (sans commentaire).
 
Partant, la diététicienne nous indique notre “poids de forme”, nous suggère un objectif et nous propose donc un programme personnalisé. A la carte, même si le menu de cette cure, composé essentiellement d’aliments rassasiants sur une base de 1500 kcal par jour, est commun aux curistes WW.
 
Ces aliments sont intéressants pour la santé, pour leur apport en protéines et en fibres notamment, et ils permettent d’éviter le grignotage”, nous explique Pascale Joly. Ces aliments “rassasiants” font que l’on n’éprouve pas la sensation de faim.
 
Aujourd’hui, dans cette méthode, où l’on ne supprime aucun groupe alimentaire, plus rien n’est ‘à volonté’ mais bien ‘à satiété’, poursuit la diététicienne. L’important est de bien s’écouter, apprendre à ressentir ses sensations de faim, de rassasiement, de satiété. On a faim ? On prend un second fruit. On n’a plus faim ? On laisse et on arrête de manger.”
 
Alors, la question est : que faut-il attendre de cette cure ? Et que ne faut-il pas en attendre ? “Une chose est sûre, il ne faut pas attendre de perdre 5 kilos dans la semaine, répond tout de go la diététicienne. Il ne faut pas chercher l’amaigrissement rapide. Pour cela, il faut suivre une cure de jeûne… Un kilo par mois est une bonne moyenne. Il faut venir ici pour chercher le déclic, démarrer une nouvelle hygiène de vie. Tout simplement. On fait une coupure de six jours pour repartir sur de bonnes bases. La consultation d’impédancemétrie permet de déterminer un objectif de poids de forme et les kilos nocifs à la santé. Pendant la cure, il y a tous les soins qui vont aider à drainer, éliminer, à perdre des centimètres plus que des kilos. Par ailleurs, il faut savoir que, chez certaines personnes, il faut parfois plus de six jours avant de déclencher l’amaigrissement. De façon générale, il faut de 3 à 6 mois pour récupérer une bonne hydratation, et de 6 mois à un an pour augmenter sa masse musculaire. En fin de cure, on peut donc raisonnablement espérer avoir affiné sa silhouette.” Et c’est déjà pas mal…
 
 
Ph.: Thalassa Le Touquet

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