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11/02/2014

Un Dragon Ball de série Z

La Libre, Momento, Pixels, jeu vidéoSangoku et ses potes se réinventent sur nos consoles, avec une ambition coop.

A.Ca.


LA GÉNÉRATION CLUB DOROTHÉE a grandi. Mais reste indéfectiblement attachée à la saga Dragon Ball. La première transformation de Goku en super saiyan, l’explosion de Namek, les larmes de Gohan, les pelotages de Bulma par Tortue Géniale… Autant de petites madeleines de Proust que le temps ne parvient pas à faire moisir. Donc, lorsqu’un nouveau titre inspiré de la saga, près de trente ans après le premier, nous arrive, ça attise toujours notre curiosité.
 
Surtout lorsqu’il promet de se coller au plus près d’une vérité historique de l’œuvre originale : l’aspect collectif de ses plus épiques batailles. Satan Petit Cœur, Freezer, Cell, Boo, Broly ont effectivement tous été mis au tapis par l’alliance (parfois contre-nature) de différents protagonistes de l’univers DB. Un point que Dragon Ball Z : Battle of Z érige au rang de vertu cardinale, avec la promesse de conservation des spécificités des personnages (corps à corps, distance, soutien – qui a dit Krilin ?).
 
Nous saisissons donc la manette, alléchés, bien que méfiants. Ce n’est pas la première fois qu’on nous fait le coup. Avec les voix japonaises et la chanson du générique sur le menu d’accueil, ça partait bien. Puis, patatras ! Voici pourquoi Battle of Z, lui non plus, n’est pas le jeu ultime DBZ attendu depuis… toujours.
 
Parce qu’il n’autorise pas de transformation en superguerrier durant le combat. Sacrilège.
Parce qu’il fait usage d’un cel-shading brouillon et daté. Alors que le dernier Naruto, qui utilise la même technique graphique (qui se veut proche du cartoon), était juste magnifique. Les arènes font pâle figure, et le charadesign des personnages (mais, surtout, des effets de leurs attaques) est une injure pixelisée à la patte de Toriyama.
Parce que ces combats, c’est juste un bazar permanent. La caméra joue à saute-mouton non-stop, ce qui, lorsque le nombre de personnages dans l’arène augmente, donne une panade visuelle où l’on se débat sans se battre. Sans nul doute le plus gros défaut du jeu.
Parce que les puristes n’aiment pas qu’on tripatouille la chronologie du jeu.
Parce que la scénarisation est minimale : quelques lignes de dialogue en ouverture de séquence, une petite cinématique vite ficelée.
Parce que les commandes sont excessivement limitées : un bouton pour le corps à corps, un autre pour les coups lointains, et le maintien des deux gâchettes pour le déclenchement de l’attaque spéciale du personnage (le Kamehameha pour Goku, bien entendu), une fois la jauge de Genki remplie. Les combos sont sous-exploités, avec la seule possibilité de lancer l’ennemi à l’autre bout de la map (et de procéder à un fighting ping-pong sympathique si vous visez vers votre allié) et de déclencher des QTE au corps à corps. Un peu juste, et famélique, devant la technicité d’un Street Fighter IV, par exemple…
Parce que, si le jeu est pensé pour le multijoueurs en ligne, ce qui est très bien, il n’autorise pas le multijoueur local. Et ça, c’est franchement un coup bas.
 
Bref, en dépit de quelques qualités, comme le catalogue riche et la relecture de scènes clés de la saga, on est, très, très loin du jeu rêvé. La génération PS4/Xbox One aura-t-elle l’honneur d’accueillir le titre qui combinera le monde ouvert de DBZ Tenkaichi, la technicité de jeu de combat de DBZ Budokai, avec en prime le respect des 42 tomes originels et du style Akira Toriyama ? On n’y parierait pas sept boules de cristal.
 
Dragon Ball Z : Battle of Z (Namco Bandai). Dispo sur PS3, Xbox 360 et PS Vita. Testé sur PS3.
Note : 5,2/10.

10:04 Publié dans Pixels | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : la libre, momento, pixels, jeu vidéo | |

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