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18/02/2014

La Surface 2 est dans la course

La Libre, Momento, Pixels, Surface 2, tabletteTest d’une tablette trop snobée, à injuste titre.

Alexis Carantonis


EN MATIÈRE DE TABLETTES, si la Surface 2 pouvait, demain, devenir un réflexe d’achat à moitié aussi automatique que l’est l’iPad d’Apple, Microsoft signerait des deux mains, voire même des pieds, les yeux fermés et en faisant la danse du ventre sur Times Square. Les ventes tristounettes de la première incursion du géant de Redmond avec la Surface 1 et une réputation bien moins glamour relèguent la tablette de Microsoft au rang d’outsider, limite, de faire-valoir. Lorsqu’on est un géant du software, il ne suffit pas de paraître avec du hardware pour convaincre…
 
Pourtant, si elle s’entête à cumuler quelques défauts, la Surface 2 est, selon nous, l’une des meilleures tablettes du marché. Voici pourquoi.
 
Une finition irréprochable
Vous trouviez l’iPad exemplaire en termes de finition, de qualité perçue, de look ? On vous l’assure : la Surface 2 fait, au moins, aussi bien. Chirurgicalement biseautée, drapée de matières nobles et résistantes, la Surface 2 est magnifique. Sa béquille arrière double-position, qui permet de la poser idéalement en mode visionnage de vidéos ou de diaporama, est aussi pratique qu’elle inspire solidité. Même le bloc de rechargement secteur est classe. La Surface RT première du nom était loin de jouer dans le jardin cheap, sa petite sœur fait encore mieux.
 
 
Des upgrades bienvenus
Si la Surface 1 accumulait quelques tares, la petite deuxième se fait fort de mettre un terme à la majorité d’entre elles. Relevons ainsi, entre autres, l’autonomie grandement corrigée (12 heures sans problème, pour nous); le passage de l’écran 720 p à une véritable résolution Full HD 1920x1080; le processeur, désormais un Tegra 4 quatre cœurs (avec 72 cœurs graphiques), contre un Tegra 3 (avec 12 cœurs graphiques) l’an dernier, ce qui garantit une fluidité à toute épreuve. Mais aussi le port USB, désormais estampillé 3.0, les caméras améliorées (même si on se fiche pas mal de prendre une photo avec une tablette), la minceur de l’ensemble (- 2 mm d’épaisseur) et le gain de 40 petits grammes.
Mais c’est sur le plan logiciel que la métamorphose est la plus franche, et ce, grâce à Windows 8.1. Une mise à jour salvatrice qui rend les apps natives Mail, Vidéos et Musique, brouillonnes en 2012, enfin matures.
 
Une ouverture appréciable
La Surface 2 est livrée avec Windows Office RT 2013, qui intègre désormais Outlook. Il va sans dire que c’est l’un de ses grands atouts. Ajoutons-y le port USB, le slot SD, le port jack ainsi que la sortie HDMI, et le compte est bon : on est sur un système littéralement ouvert aux besoins d’aujourd’hui.
 
 
Des accessoires au top
Deux claviers accompagnent toujours (en option) la Surface : le Touch Cover et le Type Cover, à clipser chacun magnétiquement. Le Touch comporte des touches tactiles, non cliquables, tandis que le Type a la frappe classique d’un clavier. Les deux font également office de housse de protection de la tablette. Et, nouveauté sur la Surface 2, ils sont désormais rétroéclairés. Pour nous, c’est tout simplement l’accessoire-tablette le mieux fichu qu’on ait pu tester. Le hic est tarifaire : 119 € (Type) et 129 € (Touch)…
 
 
Mais alors qu’est-ce qui cloche ? Selon nous, la Surface n’a que trois défauts. Le premier, le plus gênant, est en lent processus de guérison : le Windows Store accuse un déficit d’apps assez marquant pour qui est familier avec la richesse de l’App Store de l’IPad. Le second, c’est son poids. La Surface 2 fait robuste, mais pèse également son quintal… L’iPad Air l’écrase sur ce plan. Le troisième, c’est son positionnement. Est-ce une tablette pour ceux qui ont besoin d’Office, un PC de transport ou une vraie tablette multi-usages ? Le doute persiste. Mais cela reste, assurément, un produit qui doit être considéré si vous voulez une tablette de qualité.
 
429 € (32 Go), 529 € (64 Go)
 
 
Ph.: Microsoft

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