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24/02/2014

Voici venu le temps des liseuses ou des verres progressifs

La Libre, Momento, Bien-être, vue, liseuses, verres progressifs, presbytieLes quadras n’y échappent pas. Un jour, la presbytie s’installe. Et les lunettes de lecture deviennent incontournables. Plusieurs options s’offrent alors.

De près comme de loin: Laurence Dardenne

UN MATIN, ON SE RÉVEILLE, LES YEUX comme embués. La vue, que l’on a pourtant toujours eue si perçante, est légèrement brouillée. Puis, la mise au point revient. Probablement un démaquillant pour les yeux qui ne convient pas, pense-t-on un peu naïvement. Pensez-vous !
Car, périodiquement, ces matins flous reviennent. Puis une difficulté à lire lorsqu’il fait plus sombre ou quand certains contrastes de couleurs nous jouent des tours. Les notices de médicaments que l’on n’avait jamais eu de peine à parcourir s’avèrent à peine déchiffrables. Et l’on se met à maudire cet écran d’ordinateur dont, au fil des heures, les caractères se font de moins en moins nets.
On affiche une bonne quarantaine et il faut sans doute se résoudre à l’évidence : nos bras ne sont plus assez longs pour éloigner notre journal préféré et pouvoir le lire sans aide. La presbytie est là. Navrant constat.
Ce n’est pas une maladie, nous (r-)assure David Dieltjens, de chez Essilor. C’est un processus de vieillissement naturel de l’œil. Et personne n’y échappe”. Qu’on se le dise !
 
À quel âge se situe en moyenne ce virage ?
La presbytie commence souvent à s’installer à partir de 45 ans environ, parfois plus tôt. Le cristallin perd de son élasticité; il se durcit et fait dès lors que l’œil n’arrive plus à s’adapter à une vision de près. On dit généralement que l’on a besoin de lunettes de lecture ou de verres progressifs à partir du moment où le bras n’est plus assez long que pour pouvoir éloigner et lire correctement le texte. Ce phénomène naturel n’épargne quasiment personne.
 
Les lunettes sont donc, tôt ou tard, incontournables ?
En théorie, oui, à partir de 45 ans, environ, tout le monde devra porter des lunettes, mais les besoins vont varier en fonction des activités. Certains métiers nécessiteront moins le port de lunettes que d’autres.
 
Quelles sont les différentes options de lunettes qui se présentent ?
Il en existe plusieurs. Il y a les “readers”, ou liseuses, qui sont des lunettes uniquement adaptées à la lecture. Elles ne font que corriger la vision de près. On peut considérer que ce sont de bonnes “roues de secours”. C’est pratique. On peut les acheter en grandes surfaces ou dans d’autres magasins non spécialisés. Elles peuvent aussi être réalisées sur mesure et sur prescription chez un opticien. Quoi qu’il en soit, il est toujours nécessaire de consulter un ophtalmologue ou un opticien pour mesurer la presbytie et choisir les lunettes adaptées.
Ensuite, il y a les “bifocaux” qui sont des verres “avec une fenêtre”. Ils donnent une bonne vision de loin, ainsi que de près, mais rien au niveau intermédiaire. Ce type de verres est en voie de disparition et de plus en plus souvent remplacé par des verres progressifs ou “multifocaux”.
 
Quels sont les avantages des verres progressifs ?
Ils offrent une bonne vision à toutes les distances, de loin et de près, en passant par les distances intermédiaires, comme l’écran d’ordinateur, de télévision, du GPS… Que l’on soit à table, au bureau, au salon ou en voiture. Les verres progressifs permettent de n’avoir qu’une seule paire de lunettes. Et non plus trois comme nos grands-parents qui changeaient continuellement de montures.
 
C’est la paire de lunettes universelle, 3 en 1, en quelque sorte ?
Précisément. On se souvient des lunettes qui avaient comme une petite bulle dans le bas du verre. Aujourd’hui, cette différence de puissance se retrouve dans le verre progressif, dont le principe est d’offrir en un seul verre une puissance adaptée à toutes les distances. Donc “en progression” continue selon les besoins visuels. En fonction de votre comportement visuel, la puissance dont on a besoin à un moment se trouve à un endroit précis du verre. À l’œil nu, ces différences de puissance sont cependant invisibles.
 
Porter des verres progressifs nécessite-t-il un apprentissage particulier ?
Disons qu’il y a effectivement toujours un temps d’adaptation qui peut varier, selon les individus, de quelques minutes à plusieurs heures. Plus tôt on commence, plus vite on s’habitue. Plus le verre sera fabriqué de façon précise en fonction des comportements individuels, plus il sera facile de s’y habituer. Et le pourcentage de personnes qui n’arrivent jamais à s’y faire est vraiment très faible.
 
 
Sur mesure
Récemment, Essilor a lancé en Belgique une nouvelle gamme de verres progressifs, les Varilux S-series. En quoi consiste cette (r)évolution ? “Le verre S-series est un verre personnalisé beaucoup plus pointu au niveau de la fabrication, nous explique David Dieltjens, de chez Essilor. La technologie est en effet nettement plus précise. On parle ici de nanotechnologie. Différents paramètres vont être pris en compte : il s’agira de calculer toute la surface du verre avec un software bien particulier qui permettra de fabriquer un verre beaucoup plus précis que ceux de l’ancienne génération. On tient compte des deux yeux et de la superposition des images; de sorte que le verre corresponde totalement au comportement et aux besoins individuels de chacun, pour avoir l’image la plus nette possible. On va même jusqu’à tenir compte, dans certaines versions, de l’œil directeur, qui est celui qui réagit plus vite. Quinze paramètres de comportement visuel sont ainsi mesurés, dont le centre de rotation de l’œil, l’inclinaison de la monture, le comportement visuel, selon que la personne bouge par exemple plus les yeux ou la tête… Tout cela aura un impact sur la puissance à graver selon les endroits dans le verre. Un autre avantage de cette série est que l’effet de tangage est quasi inexistant. Le temps d’adaptation est réduit”.
 
 
Ph.: Reporters

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