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15/03/2014

Effets instantanés pour pots et jardinières

La Libre, Momento, Dehors, jardin, plantes, pot, jardinièreLe moindre espace, aussi petit soit-il, peut accueillir une plante en pot. Les grands jardins, eux aussi, utilisent bacs et vases décoratifs dans les parterres et sur les terrasses.

Au jardin: Marie Noëlle Cruysmans et Marie Pascale Vasseur


AUJOURD’HUI, LA VARIÉTÉ des contenants mis à la disposition des jardiniers est infinie. Les esprits féconds n’ont nul besoin qu’on les aide à détourner de banals objets du quotidien. Ainsi, ces sedums aperçus un jour se prélassant dans une paire de godillots hors d’usage.
 
La culture en pot est à la portée de tous. Elle offre de multiples possibilités pourvu qu’on respecte certaines contraintes inhérentes à ce type de jardinage en milieu restreint. Les satisfactions qui en découlent sont directement proportionnelles aux soins prodigués. Cultiver des espèces galopantes ou enclines à culminer à 30 mètres de hauteur est bien sûr déconseillé. En d’autres temps, ce type de plantation était réservé aux végétaux les plus précieux. Les orangers de Versailles dans leurs splendides bacs d’orangerie étaient considérés comme le summum de la réussite horticole. Bien choisir est essentiel car, dans son pot, la plante est à une place de choix et attire les regards. En mauvaise santé, laide ou inadaptée, c’est le couac dans la mise en scène. Au jardin, les choses sont plus simples. Un cache-misère prend la relève sans trop de difficulté. Sur une terrasse en revanche, la bévue ressort avec éclat.
 
Le talon d’Achille
L’entretien est plus que probablement le talon d’Achille de ce genre de pratique. La recherche du contenant, la sélection du végétal, l’emplacement idéal pour la composition sont des étapes enthousiasmantes. Le travail achevé, le jardinier contemple son œuvre avec un soupir de satisfaction… puis abandonne généralement les nouvelles venues à leur sort.
Tout étonné de constater au bout de quelques semaines que la composition n’a plus du tout le même air radieux. Le substrat a tendance à s’assécher plus rapidement qu’on ne l’imagine et la cadence des arrosages doit suivre sous peine de catastrophe.
Un tempérament attentif est un plus dans ce type de jardinage. Si l’on ne manifeste aucune disposition pour le “plant nursing”, mieux vaut ne pas se lancer dans l’aventure. Arrosage, nourriture, surveillance sanitaire ainsi qu’une bonne dose d’amour quotidien se révèlent indispensables au bien-être des pensionnaires. C’est alors que d’apparentes corvées se transforment en d’exquis petits bonheurs journaliers.
 
Le choix des plantes
Chaque jardinier a ses végétaux préférés. Tous néanmoins ne se plaisent pas dans ces conditions. Se renseigner à ce sujet épargne bien des déboires. Les arbres et les grands arbustes peuvent-ils être cultivés en pots ? Oui, mais ils n’atteindront pas la taille de ceux qui poussent en pleine terre. La culture dans des récipients grands ou petits limite la croissance des plantes. Les essences à grand développement sont, rappelons-le, à éviter. Faites votre choix parmi les espèces à petit développement et à croissance lente, que l’on appelle aussi arbrisseaux. Leur silhouette rappelle celle des arbres dans des dimensions plus réduites. Un arbre, même d’une taille raisonnable, a besoin d’un contenant volumineux pour que les racines bénéficient de suffisamment d’espace. Ce dernier doit être lourd et solide car la ramure offre une importante prise au vent. Sur les balcons, il faut donc connaître la réglementation de copropriété et le poids maximal autorisé. Les sujets de choix gardant leurs atouts une bonne partie de l’année sont les plus intéressants. Ainsi l’Acer ginnala, petit arbre à floraison printanière parfumée et au feuillage automnal rouge vif. Les Acer palmatum possèdent, eux aussi, de belles colorations au printemps et en automne. Ils doivent être protégés des vents forts et il faut éviter de les tailler. Le Salix caprea ‘Kilmarnock’ est un petit arbre pleureur au feuillage vert vif au revers grisâtre. Ses chatons gris et soyeux à anthères jaunes apparaissent avant les feuilles. C’est une variété très décorative.
 
La mise en place
Avant toute plantation, commencez par vous assurer que le récipient est bien percé de trous au fond et suffisamment spacieux pour la motte qu’il devra contenir. Déposez d’abord une couche de cailloux ou de billes d’argile pour faciliter le drainage. Le substrat est le même pour toutes les plantations, à l’exception des plantes de terre de bruyère (camélias, rhododendrons, azalées), plus exigeantes. Ajoutez un bon terreau de plantation composé d’un mélange à parts égales de bonne terre de jardin, de terreau ou de compost bien décomposé et de sable grossier. Brassez l’ensemble afin d’obtenir un mélange homogène. Tassez bien le tout et laissez un espace de 2 cm à partir du bord pour faciliter un arrosage sans débordement. Plantez en enfonçant bien la motte et recouvrez d’une couche de terre en appuyant fermement. Arrosez ensuite généreusement.
 
Fertiliser
Toute plante cultivée dans un récipient demande à être fertilisée et nourrie. Si vous avez rempli vos bacs de compost acheté dans le commerce, ce dernier comporte des éléments nutritifs équilibrés à diffusion lente qui permettent à vos plantes de prendre un bon départ. Mais l’arrosage en lessive une partie et il faut donc les reconstituer en administrant des compléments de fumure aux occupantes. Avec modération.
Chaque printemps, passez en revue les plantes qui ont passé l’hiver en pot. Essayez d’enlever au moins une partie de la couche de terre supérieure, en prenant garde de ne pas abîmer les racines, en creusant délicatement sur les bords et en enlevant doucement le plus de terre possible. Vous pouvez aussi enfoncer sur les côtés une baguette pointue de bambou. Cela peut aider à ameublir et aérer la terre trop tassée ainsi qu’à percer quelques trous dans la masse des racines. Vous les remplirez d’amendements ou d’engrais. Secouez bien le pot pour faire pénétrer. Ajoutez ensuite du compost frais en surface, tassez et arrosez.
 
Sauvetage
Lorsque l’on a opté pour un sujet de belle taille pour obtenir rapidement un effet spectaculaire, il n’est pas rare avec les années que celui-ci, devenu trop grand pour son contenant, souffre. Il faut alors le transférer en pleine terre. Le plus souvent une plante qui a vécu dans un espace restreint est ravie d’être transférée dans le sol du jardin. Elle réagit alors par une croissance vigoureuse, comme si elle voulait rattraper le temps perdu. Si l’on ne possède pas de jardin, il reste la solution du rempotage dans un plus grand pot. Lors du dépotage de la plante, il arrive fréquemment que l’on s’aperçoive que les racines colonisent l’entièreté du pot. On parle alors de racines confinées. Un des symptômes du confinement des racines est une chlorose généralisée. Les rosiers, eux aussi, après trois ou quatre ans de culture en bac, commencent à marquer des signes d’essoufflement. C’est le moment de les transplanter au jardin, chez vous ou ailleurs.
 
Clôture en osier vivant
De longs bacs plantés de saules peuvent servir de limite, de brise-vent ou d’écran sur les balcons et les terrasses. La reprise est assurée à condition que l’ouvrage soit bien irrigué de façon régulière. On taille en février, avec une petite retouche en été pour recoiffer l’ensemble. Il est tout à fait possible de les réaliser soi-même.
Voir sur YouTube “Jardinières en osier vivant”. www.youtube.com
 
Les micro-organismes
Aujourd’hui, l’utilisation des micro-organismes au jardin a le vent en poupe. Ils seraient pour le jardinier d’extraordinaires petits auxiliaires. Les bactéries (levures, champignons, algues) et leurs semblables étaient là bien avant nous. Ils ont participé de façon significative à l’ensemble de l’évolution. Ils sont acteurs dans le cycle permanent de nos terres. Visibles uniquement au microscope, ils permettent la transformation des éléments du sol et peuvent être nos alliés dans de multiples domaines. Les micro-organismes soutiennent entre autres l’enracinement et le développement des végétaux en pot.
Voir sur le site www.em-france.fr
 
 
Ph.: MNC & MPV - Saules en jaridnière

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