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23/03/2014

Dans ma petite pharmacie verte, j’ai…

La Libre, Momento, Bien-être, plantes, soigner, phytothérapieMais prudence, avant de s’essayer aux remèdes phytothérapiques !
 
Botanique: Laurence Dardenne


AUSSI VIEILLES QUE LA TERRE EXISTE, les propriétés thérapeutiques de certaines plantes, ou plus largement de certaines espèces botaniques, ne sont plus à démontrer.
 
Durant l’essentiel des trente années de ma carrière, j’ai travaillé comme botaniste spécialisé en plantes médicinales, écrit James A. Duke, ethnobotaniste, dans “Le pouvoir des plantes” (Poche Marabout, 9,99 €). J’ai pu constater personnellement qu’il était possible de traiter avec succès par les plantes toutes sortes de maladies contre lesquelles les remèdes pharmaceutiques les plus perfectionnés ne pouvaient rien. La raison pour laquelle les plantes ne sont pas mieux connues et davantage utilisées tient au fait que les firmes pharmaceutiques sont dans l’impossibilité de les faire breveter”.
 
 
Quant aux arguments de l’industrie pharmaceutique qui affirme que ses molécules exclusives sont meilleures, plus puissantes, plus ciblées et plus sûres que les plantes, l’auteur reconnaît une puissance supérieure mais il plaide pour des recherches plus poussées visant à comparer l’efficacité des plantes médicinales et de certains médicaments.
 
 
Dans cet ouvrage très complet (près de 700 pages bien denses), James A. Duke aborde quelque 150 affections courantes qui peuvent être soignées et/ou prévenues grâce aux remèdes phytothérapiques. Mais avant de se lancer tête baissée dans cette médecine phytothérapique, une mise en garde s’impose. Elle s’adresse prioritairement, mais pas uniquement, aux femmes enceintes auxquelles il est conseillé, de manière générale, d’éviter le recours à un certain nombre de plantes pour se soigner, dans la mesure où elles peuvent notamment augmenter le risque de fausse couche, prévient l’auteur.
 
De manière plus générale, d’autres règles de prudence s’imposent, à commencer par s’assurer que la plante utilisée est bien celle que l’on croit. Et de citer l’exemple classique de la ciguë, cette plante mortelle qui ressemble à s’y méprendre au persil sauvage !
 
“S’il existe quelque 300 000 espèces végétales ayant chacune une composition chimique différente, précise à ce sujet l’ethnobotaniste, moins de 10 % d’entre elles ont été scientifiquement passées au crible afin d’établir leurs éléments médicinaux et toxiques. Sur ce nombre, on peut s’attendre à ce qu’un excellent phytothérapeute en connaisse entre 1000 et 2000 espèces, rarement davantage. Cela signifie que les herboristes, quelle que soit leur expérience, peuvent se tromper. Au même titre les médecins ou les pharmaciens, d’ailleurs”.
 
 
La camomille
Ulcère, insomnie, syndrome du canal carpien… Si la tisane de camomille est bien connue pour ses propriétés calmantes, les principes actifs de cette plante, “le bisabolol, le chamazulène et les cycloethers, exercent également une action anti-inflammatoire très efficace, explique James A. Duke. La camomille est donc souvent utilisée pour soigner de nombreux troubles inflammatoires. Si je souffrais du syndrome du canal carpien, par exemple, je boirais chaque jour plusieurs tasses de cette plante en infusion”. Quelques autres indications : allergies, brûlures d’estomac, gingivites, indigestion, infections mycosiques, insomnies, oignons, orgelets, pied d’athlète, piqûres d’insectes et morsures, psoriasis, ulcères, urticaire…
 
La lavande
Brûlures, évanouissements, insomnies. Et pourquoi pas un petit flacon d’huile essentielle de lavande dans la cuisine à côté de l’aloès en pot ? C’est ce que suggère James Duke pour parer au plus pressé en cas de brûlure. Si les huiles essentielles de camomille, camphre, eucalyptus, géranium, menthe poivrée, oignon, romarin ou sauge ont été recommandées pour traiter les brûlures, celle de lavande reste la plus souvent louée par les aromathérapeutes. Une bonne recette contre l’évanouissement ? Remplissez un petit flacon de sel de table auquel vous ajouterez une douzaine de gouttes d’HE de lavande, de romarin et d’eucalyptus. Utile, la lavande l’est encore notamment pour soigner les problèmes d’insomnie, qu’on la vaporise sur les draps ou qu’on en mette quelques gouttes dans un bain avant le coucher.
 
La menthe poivrée
Calculs biliaires, douleurs, halitose… Encore une plante magique, la menthe poivrée non seulement ralentit le vieillissement, mais elle s’avère efficace en cas de brûlures d’estomac, de calculs biliaires, de douleurs, d’emphysème, de fièvre, de gingivite, d’indigestion, de nausées, de sinusite, d’urticaire, de maux d’oreilles, de dos ou encore de tête. Et même en cas de mauvaise haleine. La tisane de menthe poivrée est recommandée pour traiter l’halitose. Cette plante de la famille des menthes est cultivée à des fins commerciales pour donner du goût à toutes sortes de préparations, allant des bonbons aux dentifrices en passant par des liqueurs.
 
L'oignon
Piqûres d’insectes, varices, allergies… Efficace dans le traitement de l’asthme, des brûlures, de la gale, des piqûres d’insectes et des morsures, de la pneumonie, des refroidissements, du syndrome du colon irritable ou encore des varices, notamment, l’oignon le serait également dans le cadre des allergies. En tout cas, si vous en souffrez, l’auteur du “Pouvoir des plantes” vous recommande d’ajouter à vos menus de généreuses quantités d’ail et d’oignons. “Il est possible que l’action bénéfique de ces plantes soit due à leur concentration élevée de substances complexes, comme la quercétinne, qui retardent les réactions inflammatoires.”
 
Le pourpier
Angine de poitrine, hypertension artérielle, rides… En prévention, le pourpier est recommandé pour se protéger contre les maladies du cœur et ralentir le vieillissement. En traitement, les indications sont nombreuses : angine de poitrine, asthme, bursite, candidose, dépression, gingivite, hypertension artérielle, maux de tête, problèmes dermatologiques, tendinite… “Cette plante est l’un de mes antioxydants préférés”, avoue l’ethnobotaniste. “Si vous avez déniché du pourpier frais, mélangez-le à vos plats de crudités. Pour lutter contre les rides, vous pouvez aussi en faire un masque facial apaisant : mettez la plante dans le mixer ou la centrifugeuse et utilisez cette pâte comme masque que vous laisserez poser pendant 15 à 30 minutes.”
 
La réglisse
Aphtes, zona, calvitie… Longue est la liste des traitements dans lesquels peut intervenir la réglisse : des aphtes au zona en passant par l’arthrite, l’asthme, les brûlures d’estomac, la dépression, la gingivite, la goutte, les infections mycosiques et virales, les maux de gorge, la ménopause, les odeurs corporelles, les pellicules, les problèmes hépatiques, le psoriasis, les refroidissements, la tendinite, la toux, la tuberculose, les ulcères et même… la calvitie. La réglisse contient en effet une substance complexe pour prévenir la conversion de la testostérone en DHT (dihydrotestostérone). Pour obtenir un shampooing anticalvitie, l’auteur préconise d’ajouter de la réglisse à votre produit habituel. À essayer…
 
Le tournesol
Toux, arthrite, stérilité masculine… Il sent les vacances en Provence, mais sait-on que le tournesol ne se limite pas à nous donner de l’huile ? Il paraît indiqué dans le traitement de l’arthrite, de la douleur, de la toux et même de la stérilité. Explication : “Les naturopathes recommandent souvent aux hommes dont la densité du sperme est trop basse de prendre des compléments d’arginine, un acide aminé, écrit James A. Duke. La dose généralement recommandée est de 4 g d’arginine par jour. Rien de plus simple que d’obtenir cette dose : il suffit de manger environ 60 g de graines de tournesol. Ces dernières sont à ma connaissance la meilleure source d’arginine, à raison de 8,2 % sur la base du poids sec”. D’autres plantes contiennent cependant aussi ce nutriment essentiel en abondance : noyer cendré, lupin blanc, cacahuètes, graines de sésame, de soja, cresson, moutarde, amandes, noix du Brésil, ciboulettes, fèves, lentilles…
 
La valériane
Urticaire, syndrome prémenstruel, insomnies… Depuis longtemps, la racine de la valériane est utilisée comme sédatif. Elle est également le principe actif de plus d’une centaine de tranquillisants et de somnifères. On ne s’étonnera dès lors pas que le fait de boire, peu avant l’heure du coucher, une tisane préparée avec une à deux cuillerées de racine de valériane séchée soit favorable à l’endormissement. “Ce breuvage est tellement dénué de toxicité, précise encore l’ethnobotaniste, qu’il est recommandé d’en boire plusieurs fois par jour pour soulager l’agitation, l’anxiété et la nervosité. L’odeur et le goût de la valériane sont passablement désagréables. Si son goût terreux ne vous plaît pas, vous pourrez la prendre sous forme de teinture ou de gélules”. Quant aux autres indications, il mentionne l’arythmie cardiaque, l’hypertension artérielle, le syndrome prémenstruel et celui du côlon irritable, l’urticaire…
 
 
Ph.: Reporters

Commentaires

Il faut se renseigner sur les propriétés chimiques de ces plantes avant de les utiliser comme traitement à quelque chose. L'automédication est dangereuse, même quand il s'agit de plantes. Mais personnellement, j'utilise les vertus des plantes et des fruits en guise de prévention.

Écrit par : Martine | 25/01/2015

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