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27/04/2014

Plus c’est nul, plus on rit

La Libre, Momento, Ludo, jeux de société, party games, rireDans le monde du jeu, c’est encore mieux quand nul rime avec ridicule. De nombreux “party games” ont pris l’option de placer les joueurs dans des situations cocasses ou improbables. Plus nul que ça, tu meurs…
 
Maître du jeu: Yves Cavalier


FORT HEUREUSEMENT, LE RIDICULE ne tue pas et être le plus nul de toute l’assemblée est souvent gratifiant lorsqu’il s’agit de mettre de l’ambiance. Certains en ont fait un métier.
 
Mais coupons tout de suite les ailes à un canard. Pour les nuls : le jeu existe réellement. Il s’agit d’une boîte jaune et noir, calquée sur les bouquins de la même série, avec la bénédiction du même éditeur. Par contre, c’est probablement la plus mauvaise idée qu’ait jamais eu le promoteur de cette série littéraire à succès. Une boîte,  1000 cartes et 3000 questions sur la culture, l’histoire, la géographie… Avec un objectif : être le premier à donner 20 bonnes réponses. Le verdict est clair : poubelle ! Dans le genre on préfère encore un bon vieux Trivial Pursuit dans lequel, au moins, on se bat pour des camemberts colorés.
 
 
Tans qu’à jouer autant s’amuser. Première option, on joue la carte des nuls à fond. Et dans ce cas, il y a pas mal de petites boîtes pas chères qui sont là pour vous rendre plus nul que les voisins.
Si vous entrez sur la pointe des pieds dans une pièce et que, de part et d’autre d’une table, vous remarquez deux personnages excités dont l’un fait des gestes stéréotypés en criant des ordres qui ressemblent à du japonais, vous venez de découvrir Tokyo Train. À moins que ce ne soit You Robot.
Ces deux jeux vous placent dans des situations cocasses dans le seul but de faire rire les autres. Dans le style mais plus bruyant encore, essayez Houga Bouga : cette fois, il faut répéter des ordres issus d’une langue africaine improbable, sachant que la liste des ordres s’allonge à chaque tour et que la moindre erreur coûte un gage ! Vous vous rappelez la vache qui tache ?
 
Tout récent celui-là : essayez de mettre la main sur “Le monde est fou”. Ce jeu qui compte une cinquantaine de cartes évoquant différentes catégories de troubles. Le jeu est simple : un joueur sera le psy et devra découvrir le trouble des autres joueurs. Ceux-ci ont tous pris connaissance de la même consigne (par exemple : je suis un personnage de Disney). Le psy pose des questions à chacun et, au bout du compte, doit découvrir le trouble commun. Les catégories sont variées et plus ou moins difficiles à gérer mais, au final, on se lâche et on rigole bien. On peut évidemment rappeler l’incontournable Time’s Up qui se termine par des mimes mémorables.
 
Dans le genre je passe pour un nul parce que je me trompe, il y a évidemment Kakerlaken Salat. On partage un paquet de cartes sur lesquelles figure à chaque fois un légume; on abat les cartes à tour de rôle en nommant le légume… sauf si ce légume vient d’être nommé. Dans ce cas, il faut nommer un autre légume et, si on se trompe, on ramasse le paquet de cartes. Le but est évidemment de ne plus avoir de cartes en main. On se trompe en permanence. Le jeu le plus nul, le plus simple à expliquer et le plus drôle du genre et qui va bientôt accueillir un petit frère avec des chiffres.
 
Et tant qu’à parler de cafards allemands, essayez Panic Cafard. Cette boîte comporte un petit robot en forme de cafard qui se déplace tout seul sur le plateau de jeu. Celui-ci est aménagé en labyrinthe modulable à chaque tour. Le but : modifier les portes du labyrinthe en jetant le dé et faire aboutir le cafard dans son propre piège. C’est chaud, ça hurle et ça marche admirablement avec des adultes et des enfants !
 
Et si vous aimez tester votre acuité et votre sens de la déduction, essayez la série des Bazar Bizarre. Des cartes et des pièces en bois. On retourne une carte et il faut repérer la seule pièce qui ne correspond pas aux critères de la carte. Perturbant et particulièrement redoutable avec des enfants.
 
 
Ph.: Reporters/Everett

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