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27/04/2014

Tips et to-do list pour un very big trip

la libre,momento,escapade,australie,un an,voyage,working holiday visa,marche à suivre,backpackerChaque année, des milliers de jeunes Belges profitent des accords passés entre la Belgique, l’Australie, la Nouvelle-Zélande, le Canada et, récemment, Taiwan (2013) pour s’évader toute une année. À la clé, un visa bien spécifique, le Working Holiday visa, qui permet, comme son nom l’indique, d’alterner détente et petits boulots au bout du monde.

L'Australie pour les Nuls: Frédérique Masquelier


LE “BACKPACKER” EN HERBE, ce jeune de 18 à 30 ans éligible pour un visa Vacances Travail, comme disent les Français et les Québécois, s’apprête à vivre l’expérience de toute une vie. Il le sait, on le lui a assez répété autour de lui. Il a choisi l’Australie. La Nouvelle-Zélande est à côté, il ne manquera pas d’y faire un saut. Le Canada et Taiwan, ce sera pour une prochaine fois. Le voilà à la veille de son départ. La pression, les frissons, les doutes, l’excitation, l’appréhension : il passe par tous les sentiments. Qu’il se rassure, voici un condensé de conseils, de recommandations, d’infos précieuses et de bonnes adresses pour le préparer à un “very big trip” réussi et rendre son aventure la plus enrichissante possible.

1. L'inévitable paperasserie

Passeport. Un passeport belge en règle est indispensable pour voyager en Australie. Si vous possédez déjà un passeport en cours de validité, vérifiez que celui-ci soit encore valable 6 mois après votre date de retour en Belgique, au risque d’être refoulé aux portes du paradis.

Visa. Le Working Holiday visa (subclass 417) s’obtient directement en ligne. La première étape est la création d’un “ImmiAccount”, avec nom d’utilisateur et mot de passe (https ://online.immi.gov.au/lusc/register). Ensuite, muni de ces sésames, il vous suffit de remplir le formulaire en ligne (https ://online.immi.gov.au/lusc/login) et de vous acquitter de la somme de 420 dollars australiens (310 euros). Le délai d’obtention est de 3 jours à une semaine en moyenne. Une fois en possession du visa, vous pourrez voyager sur le territoire australien pendant 12 mois, travailler (jusqu’à 6 mois pour chaque employeur), mais aussi entrer et sortir du pays autant de fois qu’il vous plaira.

Billets d'avion. La compagnie australienne de référence est Qantas. En général, les vols – compter quelque 900 à 1 000 euros – relient Londres à Sydney avec une escale. Vous pouvez choisir de réserver vos vols en ligne ou via une agence de voyages. En la matière, nous vous conseillons Antipodes (avenue Louise n° 483 à 1050 Bruxelles, www.antipodes.travel, 02 640 23 23).

Carte d'assurance-maladie. Les détenteurs d’un Working Holiday visa ont droit aux soins médicaux de base offerts par le système de soins de santé public australien, Medicare (www.humanservices.gov.au), au même titre que les Australiens. N’oubliez pas de demander une carte européenne d’assurance-maladie auprès de votre mutualité pour pouvoir ensuite retirer votre carte Medicare sur place, dans un de leurs bureaux.

Permis de conduire. Pour conduire en Australie (à gauche, pour les distraits !), il faut être en possession d’un permis de conduire belge (avec traduction anglaise des termes) ou d’un permis de conduire international, qui s’obtient auprès de votre commune.


2. A ne pas oublier dans son sac

Lonely Planet. Le Guide du Routard ne couvre toujours pas l’Australie; et c’est bien dommage. Le Lonely Planet n’est pas mauvais – il vous donnera toutes les infos dont vous aurez besoin, photos, cartes et adresses à l’appui – mais il a tendance à manquer clairement d’esprit critique, voire à être outrancièrement louangeur. Ne croyez pas que toutes les destinations qui y sont reprises sont assurément des “must-see” de votre voyage.

Canif. Cela paraît très “Indiana Jones” de notre part, mais, promis juré, c’est ce que vous utiliserez le plus dans ce pays où l’on vit au grand air et où les barbecues sont une religion… et un service public. Ils pullulent en effet dans les parcs ou au bord des plages, faisant de l’œil aux affamés.

Un nécessaire de couture. Après Indiana Jones, voici Mamie Momento. Mais savoir recoudre un bouton est une compétence de base pour un globe-trotter. Le petit kit distribué dans certains hôtels, que vous aurez pris soin d’emporter, vous servira plus que ce que vous n’imaginez.

Un sac de couchage ultra-léger et des boules Quies. Deux éléments indispensables quand on dort en en auberge de jeunesse (hostels ou backpackers pour les intimes).

Un mini-essuie. À la chasse au poids, les légers mini-essuies vendus 7 à 11 euros chez Decathlon (www.decathlon.be) ne seront pas du luxe.

Des affaires d'été. On ne va pas vous faire une liste avec des cases à cocher, mais on vous conseille quand même de prendre des vêtements pratiques et facilement lavables en machine. Oubliez les grosses bottines de marche et la doudoune : vous ne les utiliserez pas, mais ils se rappelleront à votre dos quand vous empoignerez votre sac. Un jeans, un polar (léger) et un coupe-vent sont amplement suffisants. Le reste, well… Si vous voyagez avec l’été, c’est playa party !


3. Qui dit long vol, dit escale...

Stop over. L’Australie, ce n’est pas la porte à côté. Votre vol comportera donc une escale, à Bangkok, Hong Kong, Singapour ou encore Dubai. L’occasion rêvée de faire un “stop over” et s’en aller visiter les contrées voisines… sans frais de billet d’avion supplémentaires ! Alors, on vous connaît, à l’aller, vous serez frétillant et impatient d’arriver à destination. Mais pensez-y au moins au retour. On n’a pas tous les jours l’occasion d’être de ce côté-là du monde et de s’arrêter en cours de vol pendant un mois ou deux pour visiter l’Asie du Sud-Est – étant entendu que vous aurez opté pour un arrêt à Bangkok, cela va sans dire. En tout cas, nous, on l’a fait et on a adoré.


4. Vous y êtes! Paperasserie, second round...

Compte en banque. C’est votre premier stop, une fois débarqué de l’avion. Car il n’est pas nécessaire de prendre une carte Visa avec vous, il vous suffit d’ouvrir un compte en banque australien dès votre arrivée. C’est facile, rapide et gratuit. Anz, Commonwealth Bank, National Australia Bank, St George, Westpac, HSBC, Citibank ou encore ING Direct : plusieurs options s’offrent à vous. Nous avons testé la National Australia Bank (www.nab.com.au), qui a la particularité de proposer un service “Gold” qui s’active et se désactive à la carte et permet de retirer de l’argent à l’étranger sans payer de commission. Très pratique pour ceux qui veulent visiter les pays voisins pendant leur séjour.

Téléphone. Trois principaux opérateurs téléphoniques se partagent le marché australien : Telstra, Vodafone et Yes Optus. Nous avons choisi ce dernier, qui couvre mieux le territoire que Vodafone – or, le “signal” est une denrée précieuse et… rare, surtout en plein Outback. Telstra, leader historique, a le réseau le plus répandu, mais est aussi le plus cher. L’Internet mobile n’est pas bon marché, mais les spots de Wifi gratuit sont légion (Mc Donald’s, lieux publics, cafés et restos…).

Medicare. Comme expliqué précédemment, le troisième arrêt administratif s’effectue dans un des bureaux du système de soins de santé Medicare pour y retirer votre carte d’assurance-maladie, muni de vos passeport, visa et carte européenne d’assurance-maladie.

Numéro d'imposition. Pour pouvoir travailler en Australie, il faut avoir un numéro d’imposition, un Tax File Number (TFN), exigé par tout employeur. Unique et individuel, le TFN vous identifie auprès de l’Australian Taxation Office (ATO). Il vous sera aussi nécessaire pour effectuer votre déclaration de revenus (Tax Return) et récupérer votre dû avant de quitter le territoire. Comme pour le Working Holiday visa, la demande s’effectue en ligne (www.ato.gov.au), mais, attention, depuis le territoire australien uniquement. Il vous faudra entre autres donner une adresse en Australie, où les papiers vous seront envoyés dans un délai de 2 à 3 semaines. Cela peut être une auberge de jeunesse, mais il s’agit de rester dans les parages pour récupérer le courrier… À bon entendeur…

5. Que l'aventure commence!

Transport. L’Australie, c’est… grand. La question du transport est de facto cruciale. Les adeptes des transports en commun voyageront en bus, via la compagnie Greyhound (www.greyhound.com.au). Les plus indépendants (et doués en mécanique !), en “campervan”, combinant économies de frais d’auberge de jeunesse et liberté de mouvement. Les véhicules se louent auprès de sociétés comme Wicked Campers (wickedcampers.com.au), Jucy Rentals (www.jucy.com.au), Hippie Camper (www.hippiecamper.com) et bien d’autres. Mais ils s’achètent aussi, entre backpackers, à Sydney, (Kings Cross car park), pour se revendre en général à Cairns. Compter entre 3 000 et 6 000 dollars australiens.

Logement. Les auberges de jeunesse (entre 15 dollars la nuit en dortoir à Cairns et 30-35 dollars à Sydney) et les terrains de camping fleurissent le long des côtes et de part et d’autre des chemins touristiques. Le camping sauvage le long des plages (et des douches et sanitaires publics) est interdit, mais néanmoins fort pratiqué…

Attention, danger. Les Australiens ne badinent pas avec les règles. Et pour cause. Si on ne peut pas se baigner là, c’est que les lieux sont infestés de crocodiles mangeurs d’hommes ou de méduses; si on doit prévenir un “Ranger” de sa présence en entrant dans un parc national, c’est qu’en cas de problème, il se peut que l’on ne vous retrouve jamais vivant; si on vous conseille de mettre de la crème solaire, c’est qu’il y a un “trou” un peu plus haut, dans la couche d’ozone; si on vous dit de prendre de l’eau avant une balade, même courte, c’est pas pour faire joli. Zut à la fin. Esprits rebelles, s’abstenir !


6. C'est pas tout de se la couler douce, au boulot, maintenant!

Easy. La vie est chère en Australie. Heureusement, rassurez-vous, il n’y a rien de plus facile que de travailler pour renflouer les caisses avant de repartir de plus belle. Plusieurs types de jobs s’offrent à vous.

Fruit-picking. C’est “LE” petit boulot de backpacker par excellence. Rien de bien sorcier, il s’agit de récolter fruits et légumes toute la sainte journée. À éviter quand on est fainéant et/ou freluquet : on commence dans le froid mordant de l’aube pour finir sous la chaleur terrassante de la mi-journée, on s’abîme les mains à cueillir ces chers végés en évitant les bébêtes (plus grosses que chez nous !), on se casse le dos à porter des sacs de 15-20 kg… Mais, ça paie bien et on trouve facilement une place. Comment ? Rien de plus simple, il suffit de téléphoner à ce numéro : 1800 062 332. Le site Internet est très bien fait aussi (http://jobsearch.gov.au/harvesttrail).

Wwoofing. Wwoof quoi ? Willing workers on organic farms : voilà ce qui se cache derrière ces initiales barbares. Le principe ? Vous êtes logé, nourri et blanchi chez des particuliers, qui, en échange, vous demandent un peu d’aide. Quelle qu’elle soit – ne vous fiez pas au mot “farm”. Il faut être membre pour avoir accès à ce réseau de 2600 adresses, en achetant tout simplement la “Bible”, le Wwoof Book (70 dollars), à ne surtout pas perdre. (http://www.wwoof.com.au)

Tout le reste. Tout dépend de vos dons et qualifications. Un peu de débrouillardise et le travail “en ville” pourra aussi être vôtre : Horeca, etc.


Ph.: F. Masquelier

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