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24/05/2014

Cannes et guiboles en folie, ou la psyché des stars à travers leur toilette

La Libre, Momento, Tendances, Festival, Cannes, robes, starsLe festival de Canne se clôture ce soir après 10 jours et 11 nuits de folie cinématographique, mais aussi vestimentaire.
Qu’avons-nous repéré pour vos beaux yeux ? Et, surtout, ce que portent les vedettes est-il révélateur de ce qu’elles sont en vrai ? Introspection (de supermarché) cannoise.

Munie d'une paire de jumelles: Aurore Vaucelle


QUE PEUT-ON DIRE SUR LA RÉALITÉ du monde en regardant la red carpet cannoise ? Eh bien, c’est cruel mais pas grand’chose. Le rituel de la red carpet est devenu complètement maîtrisé. Par tous les intéressés. On s’explique. Les marques ont leurs poulains, les griffes ont payé leur star préférée pour arborer sacs et bijoux qui valent l’équivalent d’une belle maison dans le Brabant wallon.
 
Rares sont les vedettes qui portent encore leurs bijoux persos, par exemple, car elles sont tellement photographiées et par extension radiographiées que, peut-être, elles n’ont pas envie d’expliquer que cette bague n’est pas une alliance mais la bague de leur grand-mère. On voit déjà comme les médias mesurent chaque détail, scannent les tatouages et leurs significations par exemple. On se souvient du 7 dans le cou d’Eva Longoria, message d’amour peu raisonnable à son mari Parker (qui fut son époux un temps très court).
 
Et en fait rares sont les vedettes de ciné tout court. Les ambassadrices L’Oréal se bousculent au portillon. À cannes, c’est sûr, on vend plus de shampoing que de pellicule.
 
 
Ce qui est donné en pâture à l’œil du grand public est, désormais, comme au cinéma, de l’ordre de l’interprétation. On interprète une marque plutôt qu’une autre, celle avec qui on a signé (pour pouvoir évidemment, continuer à choisir ses collaborations, de préférence des films indés, ça fait plus “anti globalisation”).
 
Marion joue Miss Dior, et Salma Hayek, Madame Pinault. Cette dernière porte évidemment haut les marques de Monsieur son mari, donc Bottega Veneta, Gucci et Saint Laurent sont de la partie.
Cette année est d’ailleurs une bonne année pour Saint Laurent qui a profité de l’actu cinématographique pour habiller une ribambelle de filles… Mais parfois, c’est juste pas leur style, les robes dessinées par Hedi S. Ratages successifs chez Liu Wen, Riley Keough… Mauvais placement de produit.
 
Bien sûr, Monica Bellucci porte Dolce & Gabbana; après tout, elle était leur égérie l’an dernier, il faut soigner ses amis. Quant à la très attendue Nicole K., qui devait resplendir au moins autant que Grace, autre K., elle a raté son coup en voulant porter une robe de son pote Giorgio Armani et en n’osant sûrement pas lui dire : “Hey, Giorgio, la robe, elle est à ta taille, mais pas à la mienne”. Bref, ladite Nicole est loin du “retour en Grace”, si l’on peut dire.
 
Heureusement, certaines ont compris que, dans un tel environnement d’œstrogènes, il valait mieux être au moins un peu soi-même pour ne pas risquer de passer inaperçue – le comble, tout de même, considérant le nombre de flashs tournés vers le tapis rouge de Cannes. Celles qui ont réussi à faire la différence ? Celles qui ne montrent pas tout. La pudeur est l’un des ingrédients des lois de l’attraction.
 
 
Ph.: PhotoNews

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