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21/06/2014

La Vienne où il fait bon vivre

La Libre, Momento, Escapade, Autriche, VienneEn 2014, pour la cinquième fois consécutive, Vienne a été élue la ville la plus agréable au monde. Petite flânerie aux quatre coins de la capitale autrichienne pour l’essayer et, à coup sûr, l’adopter.

En vadrouille à Vienne: Lauranne Garitte

VIVRE AU RYTHME DE VIENNE, c’est se laisser emporter par le tempo lent qui règne dans les innombrables parcs de la ville. C’est poursuivre à cette cadence dans la sérénité des allées des jardins de Shönbrunn. C’est continuer à un rythme plus modéré, en déambulant dans les ruelles du centre-ville, d’un haut lieu culturel à un autre. C’est murmurer, par conséquent, un air de Mozart, après avoir visité sa maison viennoise. Et c’est terminer en se plongeant dans l’agitation du marché couvert (“Naschmarkt”). En acceptant toutefois, de temps à autre, de suspendre le temps et de choisir, comme point d’orgue, une terrasse afin d’y déguster un café viennois. Vienne regorge d’activités, de lieux et d’atmosphères qui font d’elle une ville où il fait bon vivre. Et pour cause, l’agence internationale de conseil Mercer l’a à nouveau élue cette année “ville la plus agréable au monde”. L’effet est instantané et conjoncturel : on vient à Vienne, on la visite et on veut y vivre.
 
Au cœur culturel de la ville
La première sensation ressentie lorsqu’on entre dans le centre historique est celle d’une ville aérée, aux bâtiments assez bas, laissant le ciel bleu contraster avec les bâtiments généralement blancs ou gris. L’uniformité du style des bâtiments frappe d’emblée. C’est le classicisme qui l’emporte, lorsqu’on se promène aux alentours du parlement, du théâtre national de Vienne ou du quartier des musées. Et pourtant, la capitale autrichienne a ceci d’espiègle que quelques monuments surprennent par leur dissonance avec le reste de la ville. Des façades classiques cossues laissent parfois soudainement place à une église gothique, voire néogothique (l’église votive) ou à une maison Art nouveau (la maison Hundertwasser de Fridensreich Hundertwasser). Alors que cette intensité architecturale enivre à chaque coin de rue, les nombreux espaces verts apaisent en permanence et les musées et autres lieux culturels entretiennent l’intérêt.
 
 
Un air de Mozart en tête
Au son des sabots des chevaux sur les pavés du centre-ville, nous avançons vers la maison de Mozart où il vécut entre 1784 et 1787. Car, bien sûr, on ne peut évoquer Vienne sans pointer du doigt son patrimoine musical hors du commun. L’aspect résolument culturel de la capitale la rend d’autant plus attrayante et… agréable à vivre. Wolfgang Amadeus Mozart y fit un assez court passage, mais eut le temps d’y composer les célèbres “Noces de Figaro” dont la première représentation eut lieu en 1786 au théâtre national. Force est de constater toutefois que ce furtif passage laisse peu de choses en héritage à Vienne, et la visite de la maison de Mozart n’a rien de vraiment stupéfiant.
 
 
La Libre, Momento, Escapade, Autriche, VienneRichesses périphériques
Celui qui visite Vienne ne peut se restreindre à explorer son centre. D’ailleurs, ce que la ville a de plus somptueux est légèrement caché, à cheval entre la ville et la périphérie. C’est là même que des lieux incontournables attendent le touriste ou le Viennois en quête d’un moment de quiétude. Dans le palmarès des richesses périphériques, il y a d’abord le Prater, grande étendue verte à quelques pas de la capitale. Ce gigantesque parc, voisin du Danube, attire du reste vers ce que le compositeur autrichien Johann Strauss fit connaître en qualifiant de beau et bleu. Là, une balade sur l’île artificielle “Donauinsel” permet de recharger les batteries. Au rayon des lieux somptueux, il reste d’abord le château de Schönbrunn, le Versailles autrichien où l’impératrice Sissi résidait jadis avec l’empereur François-Joseph. Le domaine, stupéfiant, accueille également le plus ancien zoo du monde. Enfin, le palais du Belvédère, moins connu, mais tout aussi fastueux, offre un lieu supplémentaire de calme, de luxe (et de volupté, si l’on s’offre un détour par le musée ou les jardins, qui éveillent les sens).

 

Quand on vient à Vienne, on repart une mélodie de musique classique en tête, un bon bol d’air dans les poumons et un goût d’excellent café dans la bouche. Mais quand on vient à Vienne, on repart surtout avec l’envie de vivre dans cette ville rythmée par la mesure, où nombre de lieux somptueux sont à portée de main et où, à la clé, on s’instruit continuellement. Viendra à Vienne qui pourra. Il est bon de vivre à Vienne. Advienne que pourra.
 
 
Ph.: Lauranne Garitte

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