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23/06/2014

Un projecteur pour le Mondial ?

La Libre, Momento, Pixels, projecteur, choix, critères, achatEn cette période plus que jamais footeuse, le vidéoprojecteur se montre alléchant. Mais est-il vraiment fait pour vous ? Savez-vous ce qu’il implique, comment il fonctionne ? Et comment le choisir ? Réponses, sur écran large.
 
A.Ca.


DLP, TRI-LCD OU LED ?
  
Il existe deux grandes familles de projecteurs : de type DLP ou Tri-LCD. Une troisième les a rejointes il y a peu : les projecteurs à lampe LED. Soyons clairs : aucune ne domine vraiment l’autre, mais les spécificités sont importantes, les différences peu anodines.
 
Le DLP (Digital Light Processing) repose sur trois piliers : une lampe, une roue divisée en trois segments (un rouge, un vert et un bleu, le fameux RVB) qui, en tournant, fragmentent le faisceau de lumière (blanc) émis par la lampe. Ces fragments de couleurs sont ensuite renvoyés vers la lentille de projection par le troisième élément clé du projecteur DLP : les miroirs. Le nombre de miroirs présents dans la puce est égal à la résolution du projecteur : si sa résolution est 1920 x 1080, il contiendra 2 073 600 miroirs.
– Avantages ? Il rend l’image projetée la plus juste et profonde, en termes de noirs. Il permet également de supprimer l’effet de rémanence. De par son rendu naturel et plus cinématographique, c’est un choix malin pour le consommateur de films, avant tout.
– Inconvénients  ? Plus son prix, qui a fameusement baissé. Non, le gros lézard du DLP, c’est qu’il n’est toujours pas parvenu à se débarrasser du fameux effet arc-en-ciel. Cet effet lumineux, perceptible de manière très différente selon les spectateurs, est assimilable à des flashes lumineux rouge, vert et bleu. Fort désagréable pour qui les perçoit. Tester votre réaction visuelle à l’effet arc-en-ciel est recommandé.
 
Le Tri-LCD.Le projecteur LCD, l’ami des conférenciers, est à fuir dans son salon. En revanche, le Tri-LCD, qui intègre trois panneaux LCD au lieu d’un, bataille fermement avec le DLP. Et progresse sans cesse !
– Avantages ? Compacité, rapport qualité-prix, possibilité de projeter très grand.
– Inconvénients ? Contraste moins élevé que le DLP, noirs beaucoup moins profonds, pixels (grille) plus perceptibles.
 
Les projecteurs LED troquent la lampe par des diodes LED.
– Avantages ? Une autonomie grandement améliorée, et un bruit de chauffe mineur.
– Inconvénients ? Le LED ne rivalise pas (encore) avec la luminosité d’une lampe de vidéoprojection, ce qui cantonne généralement les projecteurs LED aux pico-projecteurs, ou aux pièces très très sombres.
 
 
LA RÉSOLUTION, POINT CRITIQUE
  
Comme un téléviseur, un vidéoprojecteur développe une résolution d’affichage maximale, étroitement liée avec la qualité, la précision et la netteté de l’image qu’il rend. Comme sur un téléviseur, les normes 720p (1280x720p, l’ex HD Ready) et 1080p (1920x1080p, le Full HD, la résolution des Blu-ray) sont les plus répandues sur le marché des projecteurs. Mais, à l’instar de l’essor des TV Ultra Haute-Définition, les projecteurs 4K arrivent également doucement sur le marché. En étant confrontés au même problème que les télévisions; l’absence de sources et de contenus 4K. Les projecteurs se déclinent aussi selon des résolutions maximales alternatives, style WUXGA, à 1920x1200 pixels. Ce qu’il faut retenir ? Si vous avez l’habitude de consommer du Blu-ray, ou de jouer à des jeux vidéo encodés en Full HD, partez sur du 1080p.
 
 
L’ÉCRAN, À NE PAS NÉGLIGER
 
L’intérêt du projecteur, c’est la liberté de taille d’image qu’il permet d’exploiter. Ce qui signifie qu’il faut envisager l’acquisition d’un vidéoprojecteur comme un couple, projo-écran. Or, l’erreur la plus fréquente est de délaisser la toile de projection, qui est pourtant garante du rendu définitif de l’image ! En théorie, un simple mur (assez large) blanc et lisse est suffisant pour projeter. Mais le rendu n’en sera que meilleur après application d’une peinture adaptée, et, surtout, pose d’un simple cadre limitatif (noir si possible, en bois par exemple), qui permettra d’isoler l’image. Voilà pour les solutions à moindre coût. La toile motorisée est l’exact opposé de cette conception. Plus onéreuse et nécessitant une alimentation 220 V à proximité, c’est aussi, sans doute, la solution la plus confortable. Une toile fixe, manuelle ou même faite sur mesure est également probable. Dans tous les cas, ne commettez pas l’erreur de projeter sur du papier peint ou ce genre de fantaisie : ce ne sera tout simplement pas regardable…
 
 
LES LAMPES, LE CŒUR DU PROJECTEUR
 
La lampe du vidéoprojecteur est aussi sa clé. Pour deux raisons.
Primo, parce que sa luminosité, exprimée en Lumens (ANSI), déterminera l’éclat, la luminosité de votre image. Mais un équilibre savant est important ! Une luminosité trop élevée n’est pas forcément adéquate pour une utilisation home cinéma. D’une part, parce que vous allez projeter dans l’obscurité ou la pénombre qui n’appelle pas impérativement une luminosité très importante. D’autre part, parce que, au plus la luminosité sera élevée, au plus les noirs seront délavés… Un rendu de 2000 lumens est un bon compromis. Au-delà de 3000, c’est trop pour la plupart d’entre nous. En dessous de 800, c’est insoutenable dans une pièce qui n’est pas plongée dans une obscurité totale.
Deuzio, la lampe n’est malheureusement pas éternelle ! C’est le seul consommable du vidéoprojecteur. Elle a une durée de vie généralement comprise entre 2 000 et 3 000 heures. Ce qui signifie que si vous regardez 3 films de 2 heures par semaine, vous êtes tranquille grosso modo six ans durant. Au-delà, il faudra changer la lampe, et il faut prévoir entre 200 et 600 €. À prendre en compte lors de l’achat…
À noter qu’il existe un mode économique sur la plupart des projecteurs, afin de réduire le niveau de bruit et la luminosité de l’image et d’augmenter la durée de vie de la lampe.
 
 
LE BRUIT, ÇA COMPTE
 
Un projecteur, à part s’il intègre des LED, est toujours un élément qui dégage une forte chauffe, due au fonctionnement de la lampe. Pour le refroidir, des ventilateurs sont donc embarqués. Bémol : ils font du bruit… Il faut donc bien veiller à ce que le niveau sonore du modèle qui vous tente ne se montre pas trop élevé. 22 dB, c’est parfait; au-delà de 35 dB, ça commence à être audible, donc potentiellement dérangeant si l’appareil est proche de votre point de vision…
 
 
DES PRIX EXCESSIVEMENT VARIABLES
 
On trouve des projecteurs à tous les prix. Du 720p, 550 lumens, à 300 €. Et du 4K à 20 000 € ! Une chose est sûre : le projecteur n’est plus considéré comme un matos de nanti, puisqu’il est possible de s’équiper d’un projecteur Full HD de qualité, qui étirera votre image sur 85 ou 100 pouces pour un prix accessible si vous passez par un téléviseur classique qui rendra une image de même taille. Mais les coûts connexes doivent aussi être envisagés : niche ou support pour le projecteur, câblage plus long, éventuel transmetteur sans fil, ampli home cinéma pour centraliser les sources…

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