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21/09/2014

C’est la fin de l’été…

La Libre, Momento, Dehors, automne, jardin, nettoyage, bulbesSi la rentrée de septembre n’est pas toujours synonyme de gaieté, il reste, toutefois, quelques belles journées ensoleillées en perspective, parfois davantage qu’en août !

Travaux jardiniers: Marie Noëlle Cruysmans et Marie Pascale Vasseur

LE PASSAGE DE L’ÉQUINOXE d’automne fait varier la lumière qui devient rasante tandis que la course du soleil s’abaisse sur l’horizon. Certains détails du jardin commencent à changer. Les ombres s’allongent, feuilles et tiges révèlent leur beauté à contre-jour. Les variations entre les températures diurnes et nocturnes provoquent brumes et brouillards. Des rosées abondantes couvrent la végétation de gouttelettes et détrempent l’herbe. Ce qui complique la tonte. C’est l’époque de la splendeur des toiles d’araignée dans le petit matin. Les asters, les anémones du Japon, les Cimicifuga, les Persicaria et les Hélénium mêlés aux graminées se joignent au final.
 
Autrefois, des volutes de fumée grise, assez âcre il faut bien l’avouer, s’élevaient au-dessus des jardins. Elles signalaient la présence des jardiniers au travail. Jeux interdits, aujourd’hui. Les feux n’ont plus bonne presse. Autres temps, autres mœurs. La mode est au compostage et à la transformation.
 
L’automne, c’est le temps des récoltes et des colorations flamboyantes. Leur intensité varie, d’année en année, selon les conditions météorologiques, les températures, la région. L’aptitude à se colorer de la plante et le degré d’acidité du sol font également partie des facteurs qui influencent les teintes. Sur les sols acides, les rouges sont particulièrement profonds. Les fruits, eux aussi, ajoutent leur note chantante. Les comestibles comme les autres. Si un pommier aux branches lourdement chargées sous le soleil est un spectacle en soi, beaucoup parmi les arbres décoratifs n’ont rien à lui envier. Sorbus aucuparia, pommiers décoratifs, viornes, pyracanthas et bien d’autres.
 
Planifier, planter
Saison des couleurs, l’automne est aussi celle des promesses et des projets. Les signes avant-coureurs du repos hivernal s’amorcent. Le jardinier, lui, a tout intérêt à garder l’œil ouvert et l’esprit éveillé. Car il reste un artiste du transitoire et de l’éphémère, toujours en attente de la scène de l’année prochaine qui perfectionnera le résultat de l’été précédent. Le moment propice à la plantation et la planification sont là. Mitonnons-nous un printemps en fanfare. Bulbes, arbustes et arbres nous attendent chez les pépiniéristes. Les plantes vivaces requièrent un peu de prudence à cette saison. La réussite de la plantation est liée au type de terre. Celle bien drainée ne pose pas de soucis majeurs, tandis que la reprise dans l’argile lourde et collante est plus problématique. Peu d’entre elles, en effet, apprécient l’humidité stagnante combinée au froid hivernal dans ce genre de sol. Améliorer la terre en y incorporant de la lave est toujours possible. Les résultats sont, en général, assez satisfaisants. Impossible de passer sous silence l’amour inconsidéré des limaces à leur égard. En particulier, les petites noires d’une voracité confondante, toujours aux aguets. Pas de trêve hivernale en ce qui les concerne. Méfiance donc.

Cette période favorable aux plantations se prolonge durant tout l’hiver et ne se réduit pas aux journées d’automne proches de la Sainte-Catherine. En effet, la sève descend dans la souche et permet aux racines des arbres et arbustes transplantés de se développer plus vigoureusement. L’automne et l’hiver restent les saisons idéales pour planter ou déménager vers un nouvel emplacement un arbuste ou un arbre. Même si, aujourd’hui, la plupart des plantes sont achetées dans des conteneurs pouvant, dès lors, être transplantées à n’importe quel moment de l’année ou presque, pour autant que la terre ne soit pas durcie par le gel ni cimentée par la sécheresse.

 
 
Le temps des bulbes
 
Dès le mois de septembre, les bulbes font leur apparition en jardinerie. Pour profiter pleinement de leur floraison, mettez en terre, le plus tôt possible.
 
Allongez le futur spectacle et jouez sur les différents moments de floraison. Les tulipes s’épanouissent jusqu’en mai, l’ail décoratif rehausse les parterres jusqu’en juillet. Leurs inflorescences fanées restent intéressantes plus longtemps encore. Si vous vous êtes laissés surprendre par le temps et les avez oubliés au fond d’un tiroir, il vous restera la possibilité de les acheter déjà fleuris, en pots, le printemps venu. Plus cher évidemment. Garnissez-en des jardinières pour embellir terrasses et balcons. Intégrez-les à vos massifs ou à la pelouse.
 
À l’achat, vérifiez leur état sanitaire, ils ne doivent être, ni trop mous, ni moisis. De leur calibre dépend la grosseur des fleurs à venir. Retenez que les bulbes n’aiment pas être plantés dans du compost, surtout s’il n’est pas bien décomposé, il retient trop l’humidité et les risques de pourriture sont plus importants. Ils n’ont pas besoin d’arrosage à la plantation. Tant que les racines n’ont pas été émises, ils se contentent de l’humidité naturelle du sol. Nettoyez le sol avant la plantation. Un binage un peu trop vigoureux au printemps les scalpe en moins de temps qu’il ne faut pour l’écrire.
 
Si vous vous lancez dans la réalisation de jardinières de bulbes, veillez à leur parfait drainage. Elles passeront l’hiver dehors, soumises au froid et au gel. C’est une nécessité pour que les bulbes qu’elles contiennent fleurissent bien. Ceux qu’on achète forcés et prêts à fleurir ont déjà été préalablement mis en frigo à des conditions de froid imitant celles de l’hiver naturel. Retenez que le danger qui guette les bulbes, c’est l’excès d’eau. Videz les soucoupes sous les pots après la pluie. On lit souvent d’installer dans un même contenant des variétés différentes pour prolonger la floraison, tout en précisant bien de laisser les feuilles jaunir pour permettre aux bulbes de se régénérer et surtout de ne plus arroser. Pas évident. Feuilles vieillissantes et nouvelle floraison ne font pas bon ménage. Peut-être est-ce mieux de ne rien mélanger. Ou alors de les associer à des plantes vivaces dont le feuillage servira de cache-misère.
  
Si vous recherchez des espèces sans soucis qui peuvent rester en terre d’une année à l’autre sans qu’elles ne dégénèrent, choisissez parmi les bulbes qui se naturalisent. C’est-à-dire qu’une fois installés, ils prospèrent et forment, peu à peu, de véritables tapis. Allium, crocus, tulipes botaniques, de nombreux narcisses, Chionodoxa, cyclamens, Galanthus, Scilla, muscaris font partie de ceux-là.
Mélangez ails d’ornement et Camassia qui présentent l’avantage de ne pas être dévorés par les rongeurs. Ces deux derniers bulbes font littéralement le printemps. Ici aussi, ne touchez pas au feuillage qui, en fanant, leur permet de reconstituer des réserves nutritives. Mettez en pratique les techniques de camouflage évoquées plus haut à l’aide de plantes vivaces expansives.
 
 
Ph.: MNC & MPC

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