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04/10/2014

Approches variées de la santé

La Libre, Momento, Bien-être, livres, santéPour vivre mieux et plus longtemps, à chacun sa méthode.
Si seulement on savait lequel d’entre tous détient la bonne clé...

À lire et à manger: Laurence Dardenne

PUISQUE TOUT EST BON…
C’est un beau livre de cuisine, avec d’appétissantes recettes, que nous offre la célèbre Gwyneth Paltrow. “Tout est bon” (Éd. Marabout, 22,90 €) propose rien de moins que “des recettes faciles, bio et délicieuses pour être belle et se sentir bien, durablement”. Cela donne quoi ? Un poulet – que nous découpe la belle blonde en chemise de jeans – en deux poêlées à la harissa, citron confit et olives vertes. Plus simplement, une patate douce rôtie nature ou encore un hachis parmentier végétalien. Si elle a voulu écrire ce livre, c’est qu’au printemps 2011, l’actrice et chanteuse américaine, victime d’une alerte de santé, a réalisé qu’il était temps et pas trop tard pour changer son hygiène de vie. Toute sa relation à l’alimentation et à elle-même s’est alors progressivement modifiée et améliorée. “Changer son alimentation ne doit pas être une bataille contre soi-même, tient à préciser Gwyneth Paltrow. La modification de notre façon de manger est un vrai travail de fond. Soyez indulgent avec vous-même, les changements prennent du temps, les écarts font aussi partie du processus. Tout est bon. Faites tout pour que vos repas soient de vrais moments de plaisir, et jamais une punition.”
 
ÉTERNELS CONSEILS POUR RÉDUIRE LE RISQUE DE CANCER
S’il y en a bien un que l’on redoute, tous, c’est le cancer. Alors, quand on nous propose des conseils pour en réduire les risques et diminuer les récidives, forcément, on a envie d’en savoir plus. Qu’il s’agisse d’alimentation, de mode de vie ou d’environnement, les Drs Richard Beliveau et Denis Gingras font le point sur les facteurs qui provoquent le développement du cancer, en se basant sur les dernières études menées à ce sujet. Dans “La méthode anticancer” (Éd. Flammarion, 19,90 €), les auteurs rappellent un certain nombre de conseils pour la plupart déjà bien connus, qui se trouvent ici rassemblés. “Nous ne sommes pas aussi démunis face au cancer que nous pourrions le croire, écrivent les médecins, et il est possible d’adopter des gestes quotidiens qui exerceront une énorme influence sur le risque statistique de développer cette maladie. Ce potentiel de prévention est tout à fait remarquable.”
 
PLACE À LA MÉDECINE LONGÉVITALE
Au terme “anti-âge”, qui fait référence à l’idée de lutte contre la vieillesse, devenue caricaturale, Didier Van Bruyssel, journaliste, auteur de “Rester jeune jusqu’à 100 ans… et plus”, mieux vivre pour bien vieillir (Ed. Robert Laffont, Réponses, 22 €), préfère l’appellation “médecine longévitale”, qui fait l’objet de cet ouvrage. “La médecine longévitale est la médecine de la longévité et de la vitalité, écrit l’auteur. Elle veille à obtenir la forme optimale de chaque patient quel que soit son âge. Elle n’est pas animée par une utopique quête d’immortalité, mais par le souci très concret de conserver son capital jeunesse intact le plus longtemps possible. Elle s’oppose à l’approche purement curative de la médecine actuelle pour se préoccuper de maintenir un état de santé optimal capable de prévenir la survenue des maladies. […] La médecine longévitale concerne donc toutes les personnes soucieuses de maintenir leur physique et leur mental au potentiel maximal, quel que soit leur âge. Elle est basée sur cinq principes fondamentaux : une approche holistique, la spécificité du patient, la notion de santé, la détermination et la relation avec les médecins.”
 
HYPOCONDRIAQUE, MOI ? VOUS ?
Si vous avez des douleurs abdominales, vous avez peut-être… une amibiase (infection parasitaire du gros intestin). Ou alors… une porphyrie érythropoïétique (extrême sensibilité à la lumière du soleil due à une quantité élevée et toxique de porphyrine dans le sang). À moins que ce soit le syndrome de la rate baladeuse ou la trichocéphalose causée par l’ingestion accidentelle d’œufs de trichocéphale, un ver minuscule qui infecte le gros intestin. Dans “Le livre de chevet de l’hypocondriaque”, (Éd. Larousse, 14,90 €), on trouve ainsi décrits les symptômes et l’évolution de quelque 300 maladies qui font peur. De quoi étancher la soif d’autodiagnostics des hypocondriaques, peut-on lire dans cet ouvrage que l’on suppose à parcourir au second degré. Car s’il indique quand même quels sont les spécialistes à consulter si l’on se reconnaît dans la description des symptômes, il reste à espérer que les lecteurs trop crédules ne prennent pas ce livre de chevet pour une “bible des maladies les plus redoutables”, comme elle est présentée. Dans les premières pages de l’ouvrage, que nous encourageons à lire attentivement, on trouvera le mode d’emploi pour la lecture et l’usage à faire des informations délivrées. Car si l’on peut se moquer de l’hypocondrie, on ne rit pas avec sa santé.
 
UN RÉGIME CONTRE LA DÉPRIME
Et si nos habitudes alimentaires influençaient, plus qu’on le pense, nos émotions, notre psychisme ? Et inversement aussi, d’ailleurs ? Sans aller jusqu’à prétendre guérir une déprime par le seul régime alimentaire, Florian Ferreri, psychiatre, et Franck Grison, diététicien, les auteurs du “Régime antidéprime” (Éd. Odile Jacob, 19, 90 €) proposent plutôt d’explorer les bienfaits d’une alimentation saine et variée pour avoir et garder bon moral. Exemple : objectif 2, agir sur les symptômes dépressifs. Il faut combattre l’anxiété. La diététique peut atténuer certaines manifestations du stress. Le magnésium est réputé pour ses vertus apaisantes. On en trouve de bonnes quantités dans le riz complet, les flocons d’avoine et les bananes. Il faut aussi combattre la fatigue. Faire le plein de vitamines et de minéraux peut aider à retrouver un certain tonus. Consommer des aliments riches en magnésium, vitamine C, fer ou potassium est recommandé. Enfin, pour combattre les troubles de la mémoire et de l’attention, haricots, asperges, brocolis, œufs, saumon, huîtres, oranges… peuvent aider.
 
SOUS L’ÉTIQUETTE, LES ADDITIFS
E236, acide formique, conservateur; E430 (non, ce n’est pas une autoroute, mais bien du stéarate de polyoxyéthylène 8, un émulsifiant, stabilisant). Et E 424 ? Il s’agit d’un épaississant, gélifiant, agent affermissant, stabilisant. Qu’il s’agisse de conservateurs, d’exhausteurs de goût, de colorants, d’édulcorants, d’épaississants… plus de 300 additifs sont utilisés dans la composition et la fabrication de nos aliments. Pour acheter intelligent, autant connaître les 24 catégories d’additifs et leur rôle. Pour consommer sûr, savoir distinguer les additifs interdits ou suspects de ceux qui sont autorisés est précieux. C’est ce que propose “Le Guide des additifs alimentaires” (Larousse, 5,90 €). Un petit format très utile qui se glisse discrètement dans son sac le temps des courses, pour qui veut faire ses achats en connaissance de cause. Et tout savoir, ou du moins l’essentiel, sur les agents d’enrobage, les antimoussants, les anti-aglomérants ou encore les séquestrants, lesquels forment des complexes chimiques avec les ions métalliques. Leur rôle ? Protéger les aliments contre les réactions d’oxydation initiées par la présence des métaux. L’acide L (+) tartrique (E334), par exemple, est employé dans les boissons gazeuses, fromages, bonbons, sirops, jus et nectars de fruits.
 
LES COMPLÉMENTS ALIMENTAIRES, DES ALLIÉS EFFICACES
De A comme acné à Z comme zona, en passant par D comme déprime, M comme migraine ou S comme stress, à chaque (petit) souci de santé, son complément alimentaire pour venir en aide ? C’est un peu le message de Danièle Festy, pharmacienne et auteur du “Grand livre des compléments alimentaires, allergies, cholestérol, minceur… les alliés 100 % efficaces” (Éditions Quotidien malin, 18 €). Un complément alimentaire est un produit alimentaire concentré en nutriments ayant un effet physiologique ou thérapeutique, rappelle l’auteur. Son but est de compléter une alimentation normale, pas de la remplacer; on trouve dans les compléments alimentaires uniquement ce qui est prévu dans la réglementation. À savoir : acides aminés, acides gras, enzymes, minéraux, oligo-éléments, plantes ou extraits de plantes, probiotiques, vitamines, antioxydants. Est-ce vraiment nécessaire ? “Dans 8 cas sur 10, lorsqu’un malade pousse la porte d’une pharmacie, il présente un déficit en plusieurs vitamines, minéraux, acides gras ou acides aminés, et son traitement médical n’en tient pas compte”, répond la pharmacienne. D’où l’intérêt de ces substances pour pallier ces déficiences.
 
VIVE L’ÉNERGIE DU CRU !
Un régime riche en éléments crus dans lequel au moins 75 % des aliments sont crus est à l’origine de niveaux exceptionnellement élevés d’énergie et de vitalité. Quant aux femmes qui suivent un régime essentiellement cru, elles prétendent avoir vu une amélioration des problèmes liés aux règles tels que le gonflement, la tension prémenstruelle et la fatigue. C’est en tout cas ce que l’on peut lire dans “L’énergie du cru” (Jouvence Santé, nouvelle édition, 16,90 €), sous la plume de Leslie Kenton qui, si elle prône tous les bienfaits de ce mode d’alimentation (au niveau énergie, mais aussi amaigrissement, remontant moral, rajeunissement et longévité…), ne le présente pas comme une alimentation miracle. Ne prétendant pas être chercheur mais “que journaliste”, l’auteur avertit bien qu’elle ne cherche pas à guérir quiconque par les aliments crus. Son but se limite à rendre compte de la recherche et des opinions des chercheurs travaillant sur les effets des aliments non cuits sur la santé.
 
VOUS AVEZ DIT ALCALINE ?
À chacun sa méthode, celle du Dr Stephan Domenig est “La méthode alcaline” (Éd. Flammarion, 19,90 €). Avant de se lancer tête baissée dans cette approche pour le moins particulière, présentée comme révolutionnaire, mieux vaut très certainement demander conseil à son médecin et voir si c’est bien opportun. En attendant, voici en deux mots en quoi elle consiste. “La méthode alcaline est une approche holistique de la santé et du bien-être, explique le médecin. Il s’agit de principes quotidiens à la fois simples et prodigieusement efficaces qui rééquilibreront votre système digestif et rétabliront votre corps dans son état naturel de bonne santé. Ces principes sont à la portée de tous. Il ne s’agit pas d’une cure d’amaigrissement mais plutôt d’un programme anti-âge qui vous transformera de l’intérieur vers l’extérieur. […] Les premiers bénéfices sont en général la perte de poids, une augmentation du tonus, un teint éclatant et des cheveux plus brillants. Vous bénéficierez également d’os plus solides, d’humeurs enjouées, de fonctions cérébrales accrues et d’un système immunitaire renforcé.” Que demander de plus ?
 
MAGIQUE, L’ACIDO-BASIQUE ?
Manger moins de viande, de poisson, d’œufs et de tout autre aliment riche en protéines animales (comme le fromage ou la charcuterie), accompagner systématiquement la viande de légumes verts, privilégier des protéines d’origine végétale, ne pas faire un seul repas sans fruit et/ou légume vert et boire beaucoup d’eau, surtout de l’eau minérale riche en bicarbonates : ainsi pourraient se résumer les grands principes à la base du régime acido-basique aussi appelé régime alcalin. Après avoir expliqué en 9 questions/réponses ce qu’est l’équilibre acido-basique et comment savoir si on est en déséquilibre, les auteurs Anne Dufour (journaliste) et Catherine Dupin, nous mettent l’eau à la bouche avec leurs “Petites recettes magiques acido-basiques” (Éd. Quotidien malin, 6 €). Exemple avec le smoothie reminéralisant. Prélevez la chair de la mangue, puis celle de l’ananas; coupez la banane en tronçons. Versez tous les ingrédients dans le bol du blender et mixez jusqu’à obtention d’une consistance lisse. L’astuce acido-basique : le réflexe herbes fraîches. Ajoutez une demi-douzaine de feuilles de menthe et mixez à nouveau. Il ne reste qu’à déguster.
 
LE VRAI POUVOIR DES ALIMENTS SUR LA SANTÉ
Qui ne voudrait connaître le top des aliments protecteurs et leurs atouts ? Savoir où trouver les vitamines et les minéraux essentiels ? Recevoir des conseils ciblés pour prévenir les grandes maladies de civilisation ? Et, dans la foulée, avoir des idées de menus (classiques, végétariens, petit budget) qui permettront d’organiser les repas de la semaine selon un bon équilibre ? C’est précisément tout ce que propose le Dr Viviane de La Guéronnière, spécialiste en santé publique, dans “Les aliments, leur vrai pouvoir sur la santé” (Éditions Odile Jacob, 22,90 €) . Exemple de saison : les poires. Que sait-on ? “Quelques études, encore peu nombreuses et donc à confirmer, indiquent une réduction de cancers (oraux, œsophage, estomac, poumon, vessie), et une réduction de maladies cardio-vasculaires pour les consommations les plus importantes. Comment bien les consommer ? Évitez de les peler mais lavez-les bien. Leurs points forts : les antioxydants, polyphénols (flavanols, flavonols, acides phénoliques); les vitamines C et E et, au niveau des minéraux, leur richesse en potassium.” Quant aux pommes, il paraît que les adages “une pomme par jour évite de voir le médecin” ou “la pomme est le savon du corps” sont parfaitement fondés.
 
 
Ph.: Reporters/Face to Face

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