Blogs Lalibre.be
Lalibre.be | Créer un Blog | Avertir le modérateur

20/10/2014

Un secret bien gardé, le Queyras

La Libre, Momento, Escapade, le Queyras, été, hiverPréservée dans son écrin de nature, la vallée du Queyras a beaucoup à offrir à ses visiteurs, tant en hiver qu’en été.

Au grand air: Christophe Lamfalussy


VOILÀ UNE VALLÉE QUI A du caractère, offre bien des plaisirs été comme hiver, et qui reste méconnue. En quête de montagnes, la majorité des touristes belges ne s’aventurent pas généralement plus loin que la Savoie et la Haute-Savoie. Pourtant, s’ils poussaient un peu plus au Sud, ils découvriraient le Queyras et ses huit villages authentiques, miraculeusement conservés de la frénésie immobilière du siècle passé.
 
Le Queyras est en grande partie un parc naturel régional d’Europe, ce qui en fait un endroit protégé où l’on construit au compte-gouttes et dans le respect de la tradition. Près de 2 500 chamois y ont été recensés. Le tourisme y a été développé à partir des années 70 pour enrayer le déclin démographique des villages et la fin de l’artisanat. Et l’option qui a été retenue, en 2010, est le “tourisme durable” qui préserve à long terme le Queyras.
 
Le résultat n’est pas si mal réussi. Huit communes se trouvent dans le périmètre du parc, n’hébergeant pas plus de 2 400 habitants. Une maison de l’Artisanat a été construite à Vieille-Ville qui présente le travail des artisans locaux, du fromage au travail du bois, en passant par un excellent miel. Les villages présentent encore leurs fustes, ces constructions en rondins typiques des Alpes du Sud. Dans certains villages, on voit encore des cadrans solaires.
  
Saint-Véran, le village le plus élevé à 2 040 mètres, 180 habitants et plein Sud, conserve ainsi ses petites ruelles où la voiture n’est pas la reine. Même l’arrivée d’un hôtel de luxe, l’Alta Peyra, construit sous forme de gros chalets connectés par des passages souterrains, ne semble pas avoir affecté la quiétude du village, malgré les appréhensions. Soixante places de parking ont été créées pour la clientèle dans un bâtiment discret disposant d’un ascenseur pour les voitures.
 
Le village est l’antithèse des grosses stations de ski. Il n’y a pas d’héliport ici, ni de motoneige, et en été, les randonneurs s’en donnent à cœur joie. Son principal handicap est, pour le voyageur belge, l’éloignement par rapport à la Belgique. La plupart vont en voiture jusque-là, les plus fortunés peuvent prendre l’avion jusqu’à Turin ou aller en TGV jusqu’à Aix, d’où ils peuvent soit louer une voiture soit prendre un taxi.
 
En été, parc naturel oblige, le Queyras est le paradis des randonneurs et des amateurs de VTT. Plus de 600 km de sentiers ont été balisés. On peut monter jusqu’au pied du Mont Viso ou faire le tour du Queyras avec le GR 58. L’office du tourisme (www.queyras-montagne.com) a conçu plusieurs circuits de 4 à 8 jours avec hébergement en gîte ou en hôtel. Un circuit au travers des cols mythiques du Queyras peut même se faire en vélo électrique…, ses promoteurs parlant de “slow tourisme”. Une multitude d’activités sont aussi organisées (via-ferrata, marche nordique, parapente, escalade, rafting dans la rivière du Guil, espaces ludiques pour les enfants).
 
En hiver, le Queyras correspond à une station de ski moyenne, avec 90 km de ski alpin, quatre domaines alpins répartis sur cinq villages et une trentaine de remontées mécaniques. Le skipass d’une journée, pour l’ensemble du Queyras, coûtait l’an dernier 26,90 euros pour les adultes et 20,20 euros pour les moins de onze ans. Comme les sommets ne sont pas très élevés, la saison est plus courte. Elle s’ouvrait l’an dernier le 21 décembre.
  
Mais la vraie plus-value du Queyras sont ses pistes de ski nordique, de raquette et de randonnée à peau de phoque entre mélèzes, cols et neige vierge. Les pistes de fond sont régulièrement tracées et partent de villages comme Ceillac et Abriès. Si la neige est au rendez-vous, c’est un vrai paradis.
 
 
Ph.: Jean-Luc Armand/PhotoNonStop/Reporters

Les commentaires sont fermés.