Blogs Lalibre.be
Lalibre.be | Créer un Blog | Avertir le modérateur

30/11/2014

Note 4 : la folie des grandeurs

La Libre, Momento, Pixels, Samsung, Galaxy Note 4, testTest de l’autoproclamée meilleure phablette du monde.

A. Ca.


UN PEU PLUS DE 15 CENTIMÈTRES de haut, sur 8 de large. Les grandes paluches sont plus que bienvenues, pour se faire nid du pétillant Samsung Galaxy Note 4, vendu par le Coréen comme la référence des phablettes (vous savez, ces smartphones tellement grands qu’ils ressemblent à une tablette) en 2014.
 
On se souvient encore des viles moqueries, en 2010, lorsque sous nos yeux, à l’IFA de Berlin, Samsung présenta le premier Galaxy Note de son histoire : “Franchement, qui veut téléphoner avec une planche à découper collée au lobe ?”, avions-nous dit ou entendu, on ne sait plus trop.
Qui ? Près de 40 millions de clients sur le globe qui ont craqué pour un Galaxy Note 1, 2, 3 ou 4 (depuis le 17 octobre en Belgique)…
 
Véritable créateur du segment des phablettes, que même Apple a été contraint de rejoindre il y a peu avec l’iPhone 6 Plus, c’est en toute logique que Samsung espère continuer à donner le ton sur le champ de bataille des téléphones géants. Le petit quatrième, monnayé 749 €, a-t-il les armes de son ambition ? Test.
 
 
Prise en main
 
Grand ! Vraiment. Par rapport à son devancier, le Note 3, perd un fifrelin en largeur, mais gagne pas loin de deux centimètres en hauteur : pas de doute, dans la poche avant du pantalon, cela se sent. Même s’il reste léger vu son gabarit et la technique embarquée, le Note 4 affiche tout de même 176 grammes sur la balance (8 grammes de plus qu’un Note 3, 64 grammes de plus qu’un iPhone 5 et 4 grammes de plus qu’un iPhone 6 Plus). Heureusement, pour éviter la tendinite, Samsung propose un geste qui permet de diminuer la taille de l’écran affiché : il faut faire glisser son doigt, en partant du bord gauche de l’écran, vers le milieu, avant de mieux revenir au bord gauche. Comme le double tap sur les iPhone 6 et 6 Plus, cette fonction est salvatrice. Pour le reste, la taille n’est handicapante que durant deux usages : le transport et la téléphonie. Pour tout le reste (vidéo, surf, mail, tâches pro, photo,…), c’est un régal, une folie des grandeurs à laquelle on s’habitue vite.
 
 
Qualité photo/vidéo
 
C’est chez Sony que Samsung a été chercher le capteur photo principal de sa phablette. Il tire à 16 Mégapixels (en 16:9; si vous voulez rester en 4:3, il faudra se contenter de 12 Mp), mention double flash LED, Auto Focus et HDR incluses. Surtout, il rajoute la stabilisation optique : un vrai plus, qui empêche à l’image de sautiller ! Dommage qu’en mode vidéo, cette stabilisation optique soit limitée à une qualité Full HD. Le Note 4 filme bien en 4K, mais ce mode interdit le stabilisateur optique.
En plein jour, les images sont bluffantes, avec ce qu’il faut de piqué et de justesse. C’est moins brillant à faible luminosité. La tare est connue, il faudra s’y faire.
Pour la webcam frontale, le bond qualitatif est impressionnant : on passe à une caméra 3,7 Mp, qui ouvre à f/1,9. Cela permet de souhaiter la bienvenue au mode Wide Selfie : un panorama pour les selfies de groupe.
Très bonne idée : en mode selfie, il suffit de relâcher son doigt du capteur de pouls (à l’arrière du téléphone) pour prendre le selfie. Pratique !
En bref : ce Note 4 est pratiquement un photophone, très doué en capture de clichés ou de séquences vidéo.
 
 
Productivité
 
La particularité du Note, c’est son stylet S-Pen. Cette année, il profite d’un écran tactile dont les points de pression ont doublé (2048 au lieu de 1024). Conséquence : le S-Pen écrit plus que jamais comme un véritable stylo-bille. Si vous appuyez peu, le tracé se fera fin. Plus fortement, il sera plus épais. L’arsenal de prise de notes s’étoffe encore, avec la note photo. Pratique, expliquons-la au moyen d’un cas concret : vous êtes en cours de chimie, et le prof écrit au tableau plusieurs lignes d’équation. La note photo permet de capturer le contenu du tableau (peut importe l’angle de prise de vue, il recadre automatiquement comme si vous étiez en face du tableau), mais surtout de l’intégrer à une note, et de le rendre éditable ! Cela ne fonctionne malheureusement pas à tous les coups, mais lorsque c’est le cas (un Power Point lors d’une conférence de presse pour notre cas), c’est bluffant.
On apprécie également l’implantation de… 3 micros. Qui ouvrent la voie, dans l’app dictaphone, à deux nouveaux modes : Interview et Meeting. Dans le premier, le Note détecte automatiquement qui parle, et capte au mieux la voix des interlocuteurs (avec possibilité, en réécoute, de n’entendre qu’une seule voix). Le mode Meeting fait la même chose, mais pour une réunion comptant jusqu’à huit intervenants.
 
 
L’écran
 
Une fois encore, on s’incline. La dalle 5,7 pouces super-AMOLED brille en tous points : colorimétrie, luminosité, contraste… Œuf-jambon-fromage ! La résolution 2K (2560x1440 pixels, soit plus que du Full HD, mais pas encore de la 4K) n’est pas un gimmick. Fini avec un verre Gorilla Glass 3 de Corning très soft au toucher, l’écran du Note 4 est, sans doute, son principal atout.
 
 
Finition
 
On y est ! Enfin. Outre l’excellent Galaxy Alpha, aucun smartphone pondu par Samsung n’a un rendu aussi luxueux et cossu que le Note 4. Héritant d’un cerclage métallique raffiné, reprenant la coque en plastique/faux-cuir du Note 3, le Note 4 est le smartphone de l’équilibre, entre légèreté et impression de robustesse, entre qualité perçue et engineering utile, entre métal et plastique.
 
 
Puissance
 
Livré avec Android KitKat 4.4.4, avec la surcouche maison Touchwiz (améliorée, depuis le lancement du Galaxy S5), le Note 4 embarque surtout un processeur Snapdragon 805 cadencé à 2,7 GHz et 3 Go de RAM. Conséquence : il écrase quasiment la totalité des autres smartphones, tous benchmarks confondus. De là à dire que cette puissance est utile, ou se ressent ? Non. Le Note 4 est parfaitement fluide, ne rechigne devant aucun jeu gourmand et excelle en multitasking. Mais ce n’est pas palpable face à un concurrent un peu moins bien fourni en puissance de calcul pure.
 
 
Verdict : 9/10
 
Nous en sommes plus convaincus que jamais : ce que Samsung fait de mieux, ce n’est pas les Galaxy S. Mais bien les Galaxy Note. Tout progresse sur cette quatrième itération : la qualité de l’écran, des blocs photo, le design, l’ergonomie, la puissance brute, la connectivité, le stockage. Même la batterie (3 220 mAh) nous a surpris (un jour et demi d’autonomie en moyenne). Le chargeur (9 v) permet, en prime, de gagner 50 % d’autonomie en une demi-heure à peine. Si vous êtes en quête d’un très grand téléphone, capable de vous divertir mais aussi de vous rendre productif, vous êtes au bon endroit : le Note 4 est bien la meilleure phablette du moment. Pour peu qu’on s’accommode de son prix coquet, et de son encombrement forcément conséquent…
 
 
Ph.: Samsung

Les commentaires sont fermés.