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30/11/2014

Singapour, entre puissance économique et bien-être

la libre,momento,escapade,singapour,voyageCité-État prospère du Sud-Est asiatique, Singapour se distingue par sa douceur de vivre, sa passion culinaire et son abondance de végétation.

Découverte: Sonia Johnson


INDÉPENDANTE DEPUIS seulement 50 ans, Singapour a connu un développement économique, urbain et social très rapide. Place financière incontournable en Asie, la ville possède surtout le deuxième port mondial d’activités commerciales après Shanghai. Au quotidien, le paysage, encombré de grues, témoigne de cette course aux sommets. Avec le commerce, le secteur de l’industrie et le raffinage du pétrole, le tourisme participe à la prospérité d’une république jugée sans corruption, constituée également de 64 autres îles après la capitale. Malgré une très forte densité de la population, l’ambition du gouvernement est de proposer une véritable ville-jardin aux 5 millions d’habitants. Singapour est aujourd’hui la ville d’Asie la plus attractive pour sa qualité de vie, d’après le dernier classement du cabinet Mercer.
 
 
Singapour, “l’oasis asiatique”
 
Si l’on veut se mêler à la nature de Singapour, il faut se rendre directement au Parc national, situé en plein centre de la capitale. Au Nord, se déploie le Jardin botanique. Ce carnaval de plantes de 74 hectares semble évoluer naturellement grâce à un climat équatorial à l’air tiède et humide. Des couples d’amoureux croisent des sportifs ayant emprunté un chemin boisé pour leur footing matinal. Plus loin, une jeune Française expatriée présente à sa maman émerveillée son nouveau lieu de balade, à seulement quelques kilomètres du centre-ville. “Il faut découvrir le jardin des Orchidées”, indique la jeune femme enthousiaste, en montrant le chemin.
 
Le ciel s’assombrit mais le festival d’orchidées, hautes en forme et en couleur, semble en osmose avec l’horizon. Elles sont disposées gracieusement sur le parcours du visiteur. Ici, elles rayonnent dans un massif de couleurs vives, là, elles arborent fièrement un blanc nacré ou pailleté. Plus loin, elles semblent suspendues aux troncs d’arbres. Un espace “écrin” est réservé aux plus belles espèces, qui s’épanouissent dans une serre préservée. “Certaines orchidées ont pris le nom de célébrités venues en visite à Singapour”, explique Lay Hoon, une jeune Singapourienne de 31 ans, qui apprécie ces merveilles depuis son adolescence. Des orchidées VIP ? En effet, l’orchidée Nelson Mandela se dresse, magnifique, non loin de celle du Prince William. En tout, environ 1 000 espèces différentes et 2 000 hybrides enchantent le promeneur.
 
Ce jardin national dédié aux orchidées constitue la seule visite payante du site, qui se divise depuis 1988 en six parties, composées chacune de plusieurs espaces aux thèmes différents. En plus du jardin Jacob Ballas pour les enfants, il existe aussi un jardin des gingembres, un jardin des arômes ou encore un jardin de l’évolution. Le jardin botanique de Singapour a gagné ses lettres de noblesse depuis le milieu du XIXsiècle (1859), où il a d’abord joué un rôle de laboratoire dans le développement agricole de la région. En Asie du Sud-Est, le SBG (Singapore Botanic Gardens) reste un lieu de recherche, de conservation et d’exposition, qui a permis à Singapour d’obtenir sa première nomination au patrimoine mondial de l’Unesco. Au fil des ans, il a aussi démontré la volonté du gouvernement de conserver cette ambiance de ville moderne avec jardin.
 
 
la libre,momento,escapade,singapour,voyageDe Chinatown à Little India, l’autre Singapour
 
Quand les tours hautes et les lumières lassent un peu, il est bon de voyager à l’intérieur de Singapour, même si les Philippines, la Thaïlande ou la Malaisie ne sont qu’à quelques heures d’avion. Dans la ville, rien de mieux que deux quartiers authentiques, pourtant aussi différents l’un de l’autre que peuvent l’être la Chine et l’Inde. Chinatown se trouve dans le sud de la ville et s’étend tout en longueur, avec des rues marchandes animées par la douce musique du mandarin, par de nouveaux stands de nourriture et surtout par un temple bouddhiste de toute beauté : le Buddha Tooth Relic Temple, inauguré en 2007 par le président en exercice S.R. Nathan.
 
Le quartier indien, en forme de botte, se déploie quant à lui dans le nord de la ville. Ici, les rues sont encombrées, les gens parlent fort, les trottoirs sont loin d’être immaculés. Restaurants, boutiques, habitations, on pourrait être partout sauf dans le Singapour des magazines. Au cœur de “Little India” se déploie le magasin Mustafa, unique en son genre, avec plus de 300 000 objets gérés par une équipe de 1 862 personnes. L’endroit ressemble à une caverne d’Ali Baba sur 5 étages. “Toutes les marques” sont les trois mots d’ordre indiqués à chaque carrefour, au bout de chaque rayon. Le week-end, 15 000 clients investissent l’espace.
 
 
Singapour, un temple culinaire
  
Choisir les plats, s’asseoir, commander, manger sont les rituels quotidiens des Singapouriens, presque aussi essentiels que leurs footings à toute heure de la journée. Les restaurants, innombrables, proposent une cuisine asiatique ou occidentale. Mais surtout, tous les soirs, à partir de 19 heures, une rue entière est bloquée dans le quartier financier de Raffles Place, le long d’un grand marché gastronomique couvert : le Lau Pa Sat, construit en 1894 sous occupation britannique. Les “food courts” ou foires de restauration sont nombreuses à Singapour mais l’architecture du Lau Pa Sat, avec ses influences victoriennes, est unique. En extérieur, des petites échoppes s’alignent par dizaines les unes à côté des autres, des tables sans prétention sont dressées au milieu de la rue et une ambiance de fête de village règne partout. La tentation est forte de suivre le premier serveur venu, généralement tout sourire, mais il vaut mieux prendre son temps, bien choisir sa table et s’installer. Des cartes de menu sont alors proposées de tous côtés. Nouilles sautées, brochettes, pain indien, riz curry, pizza, le choix est infini tandis qu’un désordre général participe à l’ambiance.
 
 
Ph.: Sonia Johnson

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