Blogs Lalibre.be
Lalibre.be | Créer un Blog | Envoyer ce Blog à un ami | Avertir le modérateur

18/01/2015

Oserait-on espérer freiner la chute de cheveux ?

la libre,momento,bien-être,chute,cheveux,freinerNaturelle, on l’accepte. Passagère, on la tolère. Chronique, on la redoute plus que tout et l’on tente de la stopper. 
Plusieurs facteurs sont en cause : génétiques, physiologiques, psychologiques, environnementaux,… Et les remèdes ?
 
Analyse capillaire: Laurence Dardenne


C’EST LA HANTISE DE BEAUCOUP d’hommes. Mais si elles sont sans doute moins concernées, les femmes ne sont pas pour autant épargnées. La chute “problématique” ou pathologique de cheveux nous guette toutes et tous. Nul n’est à l’abri. Et les fabricants de produits anti-chute l’ont bien compris…
 
Certes, il existe plusieurs types de chute de cheveux. Et tout d’abord, la chute naturelle. Chaque jour en effet, nous perdons entre 40 et 60 cheveux, ceux que l’on retrouve sur nos épaules, notre oreiller, dans une brosse, un lavabo, sur un peigne… Aux changements de saison, et plus exactement en automne et au printemps, on peut perdre jusqu’à une centaine de cheveux par jour. Voire davantage.
 
Puis, il y a la chute passagère, qui peut être due à différents facteurs. Des carences alimentaires, consécutives à un régime, à une alimentation déséquilibrée, pauvre en protéines, par exemple, à un manque de vitamines… Elle peut aussi avoir été provoquée par un choc physiologique ou psychologique : une forte fièvre, un accouchement ou un stress émotionnel, par exemple. La chute peut également résulter de maladies ou d’infections, comme des troubles de la thyroïde, un lupus… Certains médicaments ou traitements peuvent encore être à l’origine du phénomène, dont un arrêt de contraception orale ou, exemple bien connu, une chimiothérapie. Enfin, peut-être y pense-t-on moins souvent, mais certains traumatismes capillaires ou traitements trop agressifs peuvent entraîner une chute de cheveux, ainsi les permanentes, des produits défrisants ou des colorations chimiques à répétition.
 
Enfin, nettement plus inquiétante, car le plus souvent irréversible, il faut bien le dire, est la chute de cheveux chronique. Ou celle qui est inscrite dans notre capital génétique. “L’alopécie androgénétique est due à une hyperactivité hormonale en plus d’une prédisposition génétique”, explique Véronique Broutin, pharmacienne, directrice de recherche du Laboratoire Puressentiel, qui vient de lancer une gamme de cinq produits anti-chute (voir ci-dessous). “Les androgènes (hormones mâles), dont la testostérone, vont accélérer le cycle de vie du cheveu. La testostérone est transformée par une enzyme en DHT (DiHydroTestostérone), lequel agit sur le follicule pileux et les racines pour raccourcir la phase de croissance, dite anagène.
 
Tout comme le facteur génétique, le facteur hormonal joue également un rôle crucial. La croissance des cheveux est en effet sous la dépendance des androgènes, chez l’homme comme chez la femme. La sensibilité aux androgènes est variable d’une personne à l’autre et, si elle est trop exacerbée, elle favorisera la chute au lieu de stimuler la pousse.
 
Le cycle de vie du cheveu connaît en effet trois phases : anagène ou de croissance, catagène ou de repos du bulbe et télogène, avec la mort et la chute du cheveu. Normalement, nous avons 5 à 9 fois plus de cheveux en phase de croissance qu’en phase de chute. Lorsque ce ratio s’inverse, et qu’il y a moins de cheveux en phase de croissance et davantage en phase de chute, le cycle est déséquilibré. Et c’est alors qu’apparaît la redoutable chute anormale de cheveux.
 
Même si certains facteurs responsables de la chute des cheveux s’expriment plus fortement chez l’homme que chez la femme, ils sont communs, précise encore la pharmacienne. Un anti-chute efficace doit avoir une approche multifactorielle et ne pas cibler uniquement une seule action (anti-hormonale chez l’homme, par exemple). D’autant qu’un traitement uniquement anti-hormonal puissant peut engendrer de nombreux effets secondaires.”
 
Proposant une même approche pour l’homme et pour la femme, l’anti-chute 100 % naturel de Puressentiel agit sur les principaux facteurs responsables de la chute de cheveux : hormonal, vasculaire (stimulation de la microcirculation), tissulaire (stimulation de la croissance du cheveu), inflammatoire (action apaisante du cuir chevelu) et radicalaire (action antioxydante). Les promesses de cette gamme  ? Freiner la chute des cheveux et favoriser leur croissance, pour autant que l’on s’y soit pris dès les premiers stades de la chute des cheveux et non après avoir déjà atteint le point de non-retour !
 
Que propose-t-on côté coiffeur pour lutter contre la chute des cheveux ? Au salon Maryline Hair Concept, à Woluwé-Saint-Lambert, Maryline Hourdeau, passionnée de coiffure depuis 45 ans et aujourd’hui reconvertie au bio nous dit : “Je joue la carte de l’honnêteté et de la sincérité. Si la chute est saisonnière ou passagère, généralement, elle doit s’arrêter spontanément avant la fin d’un traitement censé durer deux mois. Je ne propose donc pas de traitement miracle qui permette la repousse des cheveux. Par contre, de bons soins qui détoxifient le cheveu, le débarrassent de toute substance nocive et oxygènent le bulbe reproducteur du cheveu peuvent s’avérer fort efficaces. L’argile verte, par exemple, est connue pour son haut pouvoir détoxifiant. De même, des huiles essentielles bien sélectionnées peuvent être utiles.”
 
Quant à la dermatologue, le Dr Nadine Pomarède, du Dermo Medical Center à Bruxelles, elle nous dit : “Oui, il existe des solutions pour enrayer la chute des cheveux, mais tout dépend du type de problème qui en est la cause. La première chose à faire est une prise de sang pour voir s’il n’y a pas une carence en fer, par exemple, ou un souci de thyroïde. Après quoi, il existe des traitements hormonaux ou locaux, comme l’aminexil. Si l’alopécie est devenue trop importante, il ne reste plus que la greffe.”
À ce sujet, nous signale la dermatologue, “le cheveu synthétique pourrait bien révolutionner la greffe de cheveux. Une société, Hairstetics™, a en effet développé un outil qui permet d’implanter des fils de nylon colorés de à 0,1 mm de diamètre, dans le derme du cuir chevelu grâce à des ancres en métal à mémoire de forme qui se déploient dans la peau sous l’effet de la chaleur cutanée. Outre la rapidité de la technique – 800 cheveux implantés en 20 minutes –, la technique semble bien tolérée (sans inflammation ni rejet), nécessitant seulement une anesthésie locale. Mais l’histoire ne dit pas comment on peut les enlever si le résultat esthétique ne convient pas… À suivre donc, puisque ce dispositif est en cours de marquage CE.”
 
Reste que “le problème de chute de cheveux concerne énormément de femmes, souligne encore le Dr Pomarède, et il est étonnant que peu d’entre elles consultent. Ainsi, s’il est normal qu’une perte importante survienne après une grossesse, il faut en revanche s’inquiéter et consulter si celle-ci se prolonge.”
 
 
Ph.: Reporters/Phanie

Les commentaires sont fermés.