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23/02/2015

Place à la positive attitude !

La Libre, Momento, Bine-être, positive attitude, positifApprendre à apprécier le moment présent, les petits et grands bonheurs, chasser les émotions négatives, fuir l’entourage nocif, savoir sourire et, mieux encore, rire, être optimiste…, tout cela aiderait à vivre plus longtemps !

En mode optimiste: Laurence Dardenne


LES JOURS, PARFOIS MÊME ENSOLEILLÉS, ont beau rallonger, ils nous paraissent encore trop courts et les heures sombres de la journée proportionnellement bien trop longues en ce bref mois de février. Jaunes, blancs ou violets, les crocus ont beau sortir de terre et colorer ce qu’il reste de pelouse, les arbres, eux, gardent leurs allures minimalistes d’hiver.
 
Pour en finir avec le blues ambiant et les moments moroses de cette fin de saison, voir plutôt la vie en rose et adopter la positive attitude, chacun a ses petites astuces ou recommandations diverses et variées : une cure de photothérapie (à commencer bien à temps) ou, dans un autre style, de magnésium pour se sentir moins stressé, donc d’humeur a priori plus légère, s’offrir quelques moments pour soi, se (faire) chouchouter, massage aux pierres chaudes pour l’une, shampooing/coupe/colo/brushing, pour l’autre. Ou pourquoi pas les deux, finalement. Mais prendre soin de son corps, cela commence bien sûr par l’alimenter sainement, le faire bouger, l’aérer dès que l’occasion se présente…
 
Se dire que “quand on n’a pas de souliers, il faut penser à ceux qui n’ont pas de pieds”; se convaincre que le meilleur, par exemple le printemps, est à venir. Simplement sourire : ça ne coûte rien, ça fait toujours plaisir et c’est à portée de tout le monde. En théorie, du moins… Et mieux encore, rire pour libérer de la sérotonine, l’hormone du bien-être. L’humour reste un incontournable accessoire de ce fameux kit du bonheur.
 
Accueillir sans scrupule et sans restriction les petits plaisirs quotidiens et ne pas croire que seuls les grands bonheurs valent d’être vécus. Voir, en fin de journée, toutes les choses qui ont bien marché, plutôt que dresser la liste des contrariétés. N’avoir ni remords, ni regrets, cela ne sert strictement à rien.
 
Prendre de la distance, du recul, de la hauteur même avec ce qui, finalement, ne vaut pas de se mettre dans de déraisonnables états. S’éloigner à grandes enjambées de cet entourage nocif, qui ne diffuse qu’ondes négatives et ne pas hésiter à devenir sélectif, en ne s’entourant, si possible, que d’êtres bienveillants, apaisants, constructifs… Se réjouir de chaque réussite, petite ou grande, peu importe. Tout succès est bon à prendre.
 
Savoir apprécier le moment présent et saisir les opportunités heureuses lorsqu’elles s’offrent à vous; les plats ne repassent pas toujours deux fois ! Reconnaître, pour mieux les chasser, les émotions négatives, qui ne sont que toxiques et destructrices.
 
Avoir le goût du bonheur, et savoir le cultiver… Plusieurs études scientifiques l’ont démontré : les personnes optimistes vivent plus longtemps. Rien que cette réalité devrait nous motiver à adopter autant que possible la positive attitude. Même si c’est certainement plus facile à dire – ou à écrire – qu’à faire…
 
 
Les hispanophones sont nettement plus optimistes que les Chinois
 
Ainsi donc, de tous les “peuples” étudiés – plus exactement dix langues en l’occurrence –, les hispanophones seraient ceux qui utilisent le langage le plus chargé en mots positifs. C’est en effet ce qui ressort d’une étude colossale que viennent de publier des chercheurs des universités du Vermont et d’Adelaïde. Pour en arriver à cette conclusion, ce consortium de scientifiques américains a écumé des milliards de mots, utilisés dans dix langues (allemand, anglais, arabe égyptien, chinois, coréen, français, espagnol, indonésien, portugais brésilien et russe) et extraits de sources multiples (romans, flux Twitter, web, paroles de chanson, dialogues de films, journaux dont le “New York Times”…).
 
En recourant à des algorithmes, ils ont identifié les 10 000 mots les plus utilisés dans chaque langue. La connotation positive des mots a ensuite été notée par des personnes de langue maternelle sur une échelle de 1 à 9. Un exemple : dans la langue française, avec une cote de 1,38, le mot le moins bien noté est Hitler, suivi de “suicide” (1,40), “décès” (1,44), “morts” et “cancer” (1,48). Alors que le mot le mieux noté en français est “bonheur” (8,38) suivi de “heureux” et “amour” (8,34) puis “amoureux” (8,30). Autre exemple, en anglais : ex aequo avec une note de 1,30, “terroriste” et “suicide” sont les mots les moins bien notés, suivi de “viol” (1,44) tandis que, à l’opposé, “rire” (8,50) arrive en tête devant “bonheur” (8,44) et “amour” (8,45).
 
Champions du langage optimiste, les hispanophones ont attribué une note de 1,54 à “mort”, mais ils ont octroyé un généreux 8,68 à “amour”, qui précède “bonheur” au singulier (8,60) et au pluriel (8,48) (NdlR : la nuance ou disons la distinction est intéressante), avant “paix” (8,42), que les francophones gratifient d’un 8,06 et les anglophones seulement d’un 7,86.
 
Un des objectifs de cette étude, qui vient d’être publiée dans les annales de l’Académie nationale des Sciences américaines, était de valider “l’hypothèse Pollyanna”, émise en 1969 par deux psychologues de l’Université de l’Illinois, selon laquelle les hommes auraient tendance à utiliser des mots à connotation positive plutôt que négative. En d’autres mots : les hommes ont, selon eux, tendance à voir (et parler de) la vie du bon côté. Ils seraient donc plutôt optimistes.
 
Pollyanna est en effet le nom d’une petite fille orpheline, personnage d’un roman de l’auteur américain Eleanor Porter, qui voyait toujours le verre à moitié plein. C’est ainsi qu’une exploration des mots utilisés sur le web a fait apparaître que l’espagnol était la langue la plus chargée en mots à connotation positive alors qu’à l’opposé, le chinois apparaît comme la langue la plus pessimiste, du moins dans la littérature analysée en l’occurrence.
 
Mais dans ce monde dur et cruel, la toute bonne nouvelle que l’on tire de cette étude est que, globalement, toutes langues confondues, les mots positifs, heureux et optimistes pèsent plus lourds dans la balance que les mots négatifs, tristes et pessimistes. Chouette, non ?
 
 
Ph.: Reporters

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