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01/03/2015

Nec plus ultra

la libre,momento,pixels,lenovo,yoga pro 3,ultrabook,testDans notre labo cette semaine : l’ultrabook Lenovo Yoga Pro 3. Innovant sur l’accessoire, un peu en retrait
sur l’essentiel.

A.Ca.


NOM DE CODE : ULTRABOOKS. Finalité : la mobilité à tout prix. Aspect : des portables ultrafins, plutôt classieux, légers, faciles à glisser dans l’attaché-case, sans pour autant sacrifier quoi que ce soit côté performances.
 
Créé il y a quelques années, le format de l’ultrabook était, un temps, envisagé comme le messie qui allait redresser le dévissage du marché du PC. Un marché qui a chuté de 3,5 % en 2012, de 10 % en 2013 mais qui s’est stabilisé en 2014 (- 0,2 %, soit une baisse qui ne veut rien dire).
 
L’ultrabook n’est pas, l’industrie s’en est vite aperçu, le sauveur du PC. Ne fût-ce qu’à cause de son prix élevé, qui le condamne à rester un produit de niche. En revanche, c’est devenu, incontestablement, une proposition d’ordinateur alternatif pertinente, légitime, qui a définitivement gagné ses galons.
 
Logique, donc, qu’en ce début d’année, où bien des constructeurs d’envergure renouvellent leur gamme d’ultrabooks, on braque notre focale sur ce type de superportables, qui peuvent séduire autant l’étudiant exigeant que l’utilisateur lambda ou le cadre à l’agenda surchargé.
 
Et c’est une machine créée par le leader mondial du marché du PC, le chinois Lenovo (19,9 % de part de marché, selon les derniers chiffres), qu’on a pu tester en long et en large dans notre labo, 10 jours durant.
 
Le Yoga Pro 3 flatte déjà la rétine : cet ultrabook de 13,3 pouces se pare d’un châssis des plus fins (1,3 cm en son point le plus épais refermé), et d’une coque style alu du plus bel effet. Son clavier rétroéclairé au toucher impeccable se fond à merveille dans son revêtement intérieur en plastique noir piqué, où des haut-parleurs JBL proposent un son correct pour une machine poids plume.
 
Mais ce qui attire l’œil d’entrée de jeu, c’est la charnière atypique (et brevetée) de la machine : une charnière de type bracelet de montre, qui compte quelque 800 pièces de métal savamment assemblées. C’est beau, d’une précision… horlogère, mais, surtout, c’est pratique, puisque l’écran du laptop peut être manipulé à l’envi, à 360°. En position tablette, chevalet ou, suivant l’inclinaison qui vous sied au mieux, en frappe.
 
Un vrai plus, inédit, et qui représente, disons-le tout de go, le principal attrait de cette machine.
Attention, ce n’est pas le seul. Inside, ça ne plaisante pas.
 
Des specs costaudes
Aussi nomade soit le Yoga Pro 3, il embarque tout de même 8 Go de RAM en DDR3 (non updatable), minimum 256 Go de SSD qui lui garantissent un démarrage sur Windows 8.1 en quelques secondes à peine, et un processeur Intel de génération Core M. Avant même l’arrivée des puces Intel Broadwell, cette génération de processeurs, la première gravée en 14 nm, garantit un fonctionnement extrêmement peu dépensier en énergie. Du moins sur papier…
 
Et des couacs de conception
On a relevé quelques bémols majeurs : ce processeur, qui n’est pas refroidi passivement mais bien par un ventilateur, a tendance à chauffer. Et vu la compacité du châssis, la chaleur a toutes les peines du monde à se dissiper correctement… Or, l’on sait les dégâts que peut causer une chaleur trop intense sur les capacités d’un processeur !
 
Qui plus est, le gain en autonomie est nul : alors que Lenovo annonce une autonomie de 9 heures, l’ultrabook de la marque a résisté un peu moins de 5 heures à une utilisation (très) intensive. Une autonomie qui le pénalise clairement, dans un secteur où il s’agit d’un critère prépondérant…
 
Un écran qui pèche
Un mot sur l’écran, enfin : c’est fort bien d’intégrer une dalle QHD + définie à 3200 x 1800 pixels, mais tout n’est pas adapté à cette définition élevée : polices qui bavent, icônes pixellisées… Sur une dalle de cette capacité, c’est un comble, qui montre que qui peut plus ne peut pas forcément mieux. Ajoutons encore que si la luminosité est tout à fait satisfaisante, le taux de contraste, lui, est plutôt faiblard… Le chip graphique, intégré au processeur (Intel Graphics HD 5300), remplit parfaitement son office pour du multimédia ou du décodage vidéo (Full HD, 3D). Il n’est évidemment pas adapté à des jeux gourmands.
 
Verdict
Au quotidien, le Yoga 3 Pro se révèle pratique et réactif à l’usage, avec un écran tactile qui répond à l’œil mais surtout au doigt, et une charge processeur et RAM des plus confortables en bureautique et multimédia. Dommage que, pour un prix aussi conséquent, l’autonomie ne suive pas, et que la bestiole ait autant tendance à chauffer…
 
Alors, certes, l’ergonomie est excellente, et la charnière vraiment novatrice. Mais si c’est aux dépens d’éléments aussi essentiels que la qualité générale de l’écran, de la ventilation et de l’autonomie de la machine, on ne peut s’empêcher d’avoir quelques regrets, surtout vu le prix…
 
Lenovo Yoga 3 Pro : 1599 €.

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