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29/03/2015

Un plumage premium, un ramage quelconque

La Libre, Momento, Pixels, Samsung, Galaxy A3, Galaxy A5, testTest des Galaxy A3 et A5, les plus jolis smartphones signés Samsung, avant la sortie imminente des Galaxy S6.

Alexis Carantonis


LES GALAXY S6 ET S6 EDGE, qui débarqueront mi-avril dans notre plat pays et seront à coup sûr à compter parmi les smartphones de l’année, ne sont pas les premiers smartphones gainés de métal élaborés par Samsung.
 
Le géant du mobile, qu’on a longtemps cru enchaîné ad vitam æternam au plastique, a produit, avant eux, le Samsung Galaxy Alpha. Plus qu’un smartphone au design affiné et aux parures métalliques, ce mobile devait tracer les grandes lignes du nouveau design propre au Sud-Coréen, qui se reflète, notamment, sur les courbes des nouveaux Galaxy S6. Le Galaxy Alpha, bien ficelé mais un peu cher, n’était pas destiné à se vendre par camions entiers. Commercialement, il n’a d’ailleurs pas fort convaincu.
 
Ça, c’est plus la mission des Galaxy A3 et A5, deux héritiers directs, qui cartonnent en ce moment dans nos magasins… On les dit destinés à un public jeune et branché, on les dit surtout beaux, avec leur coque unibody (conception en une seule pièce) élancée et biseautée au millimètre. Mais que valent-ils vraiment ? Double test.
 
Les différences
Très peu de choses diffèrent, entre les A3 et A5. Le A3, plus accessible financièrement, embarque un écran de 4,5 pouces, défini par 960 x 540 pixels. À l’heure des écrans Full HD (voire plus), rien de gargantuesque, vous en conviendrez. Pour animer son processeur Qualcomm Snapdragon 410, quad-core, certes, mais de milieu de gamme, il faudra se contenter de l’appui d’un Giga de mémoire vive (Ram).
Le A5, lui, se distingue surtout de son petit frère par son écran, dont la taille monte à cinq pouces et la résolution, pas encore à du Full HD, mais à du 1280 x 720 pixels tout de même. La Ram, ici, grimpe à 2 Go. Notons enfin le capteur de l’appareil photo principal, qui cale à 8 Mégapixels sur le A3 et va jusqu’à 13 sur le A5.
 
Les points communs
Pour le reste, A3 et A5 sont siamois : caméra frontale de 5 Mégapixels (qui dit téléphone branché dit selfie…), Nano-Sim, Android Kit Kat (4.4.4) en guise d’OS, présence d’un port d’extension MicroSD, de 16 Go de mémoire de stockage, du NFC, de la 4G évidemment, et six coloris trendy (blanc, noir, gris platine, rose pâle, bleu clairet, or/champagne) pour poser sa personnalité.
 
Performances mitigées
Qu’on se le dise : voilà deux smartphones qui n’ont rien de foudres de guerre. Tous les benchmarks (AnTuIu, pour le nôtre) confirmeront. Sur le Galaxy A3, nous avons même constaté d’effroyables lags pour faire tourner une app’ de course auto pour enfants, aux exigences graphiques qu’un smartphone de cette gamme devrait pourtant manger toutes crues. Pour le reste, rassurons l’audience intéressée : Android tourne comme une horloge sur les deux engins, et nous n’avons pas croisé de dysfonctionnement majeur interne en deux semaines.
Côté écran, les faiblesses du Galaxy A3 sont difficiles à dissimuler. La résolution est modeste, mais le rendu général plutôt bon néanmoins. La luminosité excelle (ce sont des dalles Super Amoled), le contraste et la colorimétrie un peu moins. Sur ces points, l’écran du A5 fait logiquement mieux.
 
Un volet photo réussi
Pensés comme des smartphones dédiés à la génération Y, les Galaxy A embarquent une partie photo qui ne déçoit pas. La frontcam, du haut de ses 5 Mégapixels, capture des selfies d’excellente facture. Quant aux appareils dorsaux, ils sont très honnêtes à l’ouvrage. Même le capteur du A3, de seulement 8 Mégapixels, shoote avec précision, et ne s’en sort pas trop mal à faible luminosité. Plus vive et plus précise encore, l’image capturée par le Galaxy A5 n’a pas grand-chose à envier à celle emprisonnée par le bloc photo d’un Galaxy S5...
 
Bilan
Nous voilà donc avec deux terminaux qui ont le ramage d’un smartphone moyen de gamme, et le plumage d’un mobile premium (arêtes chanfreinées, alu poli, métal brossé…). Les prix de ces deux machines, malheureusement, hésitent aussi à poser leurs trois chiffres devant la virgule entre deux chaises : le A3 est commercialisé 299 €, le A5 399 €. Pour la qualité de la finition de ces téléphones, ce tarif est très décent. Pour la vivacité du matériel embarqué, il est par contre un peu coquet. Surtout au regard d’une concurrence chinoise (Huawei, Xiaomi, Meizu) féroce, qui concilie look et performances.
Mais nous sommes formels : en attendant le passage des Galaxy S6/S6 Edge dans notre labo, les Galaxy A sont les plus beaux smartphones que Samsung ait jamais commercialisés.
 
 
Ph.: Samsung

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