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16/05/2015

Faire sa valise sans paniquer ? C’est possible

La Libre, Momento, Tendances, valise, méthode, organisation, astucesQui n’a pas vécu un moment d’angoisse avant le départ en vacances devant une valise à moitié vide, encore orpheline de tous les effets nécessaires au voyage ? Avant les grandes vacances ou les petits week-ends qui s’annoncent, un point sur l’art de la valise sans se stresser.

Témoignage: Aurore Vaucelle


MINUIT, INDIQUE LE RADIO RÉVEIL. Dans quatre heures, l’avion décolle pour l’autre bout du monde. La panique devient palpable au pied du dressing : la valise est vide ! Malheur et – aussi – désespoir. Les vacances fantasmées des semaines à l’avance semblent perdre tout leur sens devant cette épreuve de la valise qui consiste, challenge !, à ne rien oublier de l’indispensable. S’il y a bien un moyen de se mettre la rate au court-bouillon avant le farniente, c’est en effet l’exercice fastidieux de lister puis caser avec habilité tous les objets qui permettront de vivre à l’aise (voire heureux, rêvons un peu) durant le séjour loin de chez soi, et de son petit confort.
 
Il existe néanmoins, et on tient à le préciser d’emblée, une catégorie d’humains qui se moquent de ce genre de choses et qui jettent nonchalamment trois chemises et deux culottes dans un sac avant de partir sous d’autres cieux. Ceux-là ont sans doute une névrose, on ne sait pas bien laquelle, mais dans la vie, c’est connu – comme dirait ce bon Clint Eastwood dans “Le bon, la brute et le truand” –, il y a deux catégories d’individus. Ici donc, on séparera les détendus de la valise et les stressés de l’empaquetage.
 
Intéressons-nous au deuxième groupe, qui est celui qui a le plus besoin d’aide technique.
 
Premier conseil aux angoissés du sac de voyage, ne pas s’y prendre la veille au soir et ce afin de ne pas lancer de concert la valise, et la lessive des vêtements qui doivent aller dedans. Rien de pire que de mettre dans sa valise son T-shirt favori pas sec !
 
Pensez également à toutes les situations critiques des vacances : la rando implique un autre équipement que la sauterie mondaine. De grâce, prenez toujours de quoi répondre à ces deux situations sociales extrêmes. Pensez intempérie : même si on va au Chili, on prend un pull, même si c’est plus au sud de chez vous. Pourquoi ? Parce que justement, c’est l’hémisphère sud, et qu’on ne sait plus trop quelle est la saison là-bas, et que c’est plus loin que chez mémé quoi qu’il en soit, donc on s’équipe contre le froid. On privilégiera les pièces qui se superposent sans donner une dégaine de Bibendum. Car empiler huit T-shirts ne remplace jamais l’effet d’une polaire. On ne tergiverse pas : on jette le gilet dans le trolley.
Enfin, rassurons-nous : si le trolley a des roulettes, c’est aussi pour supporter les crises de dernière minute devant la valise, où, pour être sûr, on lance encore trois robes et aussi ces chaussures-là, car, comme dit le bon sens, ça peut toujours servir.
 
 
L’art de ranger l’effet personnel habilement
On l’oublie souvent mais avant d’être un fabricant de sacs à logos, Louis Vuitton était
layetier-emballeur
, à la Cour de France. Il emballait les effets avant de les ranger dans des coffres et autres malles qu’il fabriquait. La Maison Vuitton continue à promouvoir un certain art du voyage, une image développée en l’occurrence dans ses actuelles campagnes de pub où une jolie fille attend le pilote d’un hydravion qui viendra l’enlever, elle et ses vingt malles à bagages, qui s’empilent sur le ponton.
Point besoin cependant d’être propriétaire d’une malle de luxe pour ranger avec classe ses petits effets de voyage. On a relevé ces conseils :
– “Pour faire voyager des souliers précieux, c’est avec des embouchoirs. Rembourrez de papier de soie les souliers de femme. Glissez chaque soulier dans une housse distincte.” (Et pas dans un sac plastique !)
– Pour les chemises, “remonter le col et fermer un bouton sur deux. Superposer les chemises tête-bêche pour éviter les faux plis”.
– On pourra, sans risque, “rouler son jeans ou son pull fin”.

In “Le guide Vuitton Voyages -Venise”, page 292.
 
 
De l’art de faire son sac à dos
Ou devrait-on plutôt écrire… de l’art de voyager léger. Cela paraît évident mais beaucoup ont tendance à faire l’impasse sur l’information : un sac à dos, cela se porte, comme son nom l’indique, sur le dos. Rassurez-vous, il est possible d’empaqueter le strict minimum sans risquer le fashion faux pas. Le secret ? Privilégier des tenues à mixer entre elles pour les démultiplier et tout miser sur les accessoires. Seul sacrifice : les chaussures. Il faudra vous montrer forte et sélectionner avec intelligence et esprit pratique celles qui allient confort et interchangeabilité. Pour le reste, s’équiper de matériel high-tech : une doudoune qui tient dans la poche (ou presque), des mini-essuies, un sac de couchage ultraléger, etc. Gardez toujours à l’esprit que les tentations sont grandes – et justifiées – de ramener avec soi des souvenirs de voyage. Mieux vaut donc avoir de l’espace dans son sac. À noter qu’il est temps que les concepteurs de sacs à dos inventent des modèles dont l’ouverture ne se situe pas sur le haut du sac (bonne chance pour atteindre ce qui se trouve au fond de celui-ci sans le vider entièrement de son contenu) mais sur toute sa longueur, afin de l’ouvrir à la manière d’une valise. L’idée en or, qu’ils s’obstinent à ne pas avoir. (F.Ma.)
 
 
Ph.: Reporters/Imago

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