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30/05/2015

Des charity shops au plus pur luxe londonien

Tendances1.jpgLondres est une source de ravissement pour les shoppeurs. Et bien souvent, ces derniers connaissent l’envie de tout acheter.
Cette fois-ci, on leur a concocté un circuit qui permet à la fois de consommer malin et de se cultiver, si, si.

Récit: Aurore Vaucelle

Charity shop, un concept English
Le vintage, mais en encore plus malin.
Le concept est tout britannique mais gagnerait à être étendu à nos contrées. À la fin de Seconde Guerre mondiale, et face aux besoins d’une société cabossée par plusieurs années de conflit, l’association Oxfam a l’idée d’ouvrir une boutique où elle vendrait les dons qu’elle a reçus : le premier “charity shop”. D’autres associations et maisons de bienfaisance vont copier la démarche.
Ces magasins recèlent des petits joyaux qui, une fois vendus, se voient transformés littéralement en bonne action. Une action win/win pour le vendeur et l’acheteur, acheteur qui désormais se rend dans les charity shops, dans un contexte de conso éthique.
Les fans de mode savent aussi qu’ils peuvent y dégoter des petits trésors de rareté – il faudra néanmoins préférer les quartiers huppés, là où les gens font des dépôts de qualité !
 
Nos adresses hétéroclites dans le même pâté de maisons
 
Octavia Foundation, 3 Bute Street. Une robe avec des ventilos en vitrine, et les souliers à talons les plus mignons du monde (10 £) – hélas trop petits, c’est la loi du charity shop à la pièce unique. Une paire de sandales en velours noir à ganse dorée permettra de stopper net les frustrations de certaines (30 £).
 
Trinity Hospice Charity Shop, 16 Bute Street. Le lieu est propice à la trouvaille. Robes moulantes pour faire comme les vedettes des fifties (12 £), petits hauts japonisants (8 £), cardigan en lurex qui brille de mille feux et… curiosité : un gisement de livres pour enfants en français. Mario Ramos tient le haut du pavé dans les boîtes à livres au pied des vêtements. Pendant ce temps, les Bee Gees chantent. On est comme à la maison, quoi.
 
British Red Cross, 69-71 Old Church Street. Ambiance sérieuse au charity shop de la Croix-Rouge. Des habituées scrutent méthodiquement les pièces. Il y a ici de quoi s’habiller pour une sauterie hippie, ou un mariage princier au choix. Des pièces de très belle qualité, dans des matières qui n’existent plus sur le marché (snif) dont cette jupe en vraie laine, made in England (le made in England a donc existé  !).
 
À côté des habits, la Croix-Rouge vend des objets amusants, dont ce service à thé qui copie le plan du métro londonien. Très underground.
 
 
Nos adresses luxe mais pas trop du côté de Piccadilly
 
Alexander McQueen, 4-5 Old Bond Street. La boutique flagship dans laquelle s’alignent les créations ultra-stylées signées Sarah Burton, actuelle designer de la marque et ancien bras droit d’Alexander lui-même.
 
Maison Assouline, 196A Piccadilly, St. James’s. On y déguste un cocktail pas ruineux dans un contexte très British. Gros fauteuils en cuir et verre à pied rempli de liquide ambré.
 
Fortnum & Mason, 181 Piccadilly. Établi en 1707 par… devinez qui ? William Fortnum et Hugh Mason. Lieu de perdition des fans de thé (le Earl Grey est juste “le meilleur du monde”, selon les adeptes), et aussi pour les grignoteurs. C’est le royaume du biscuit au beurre emballé dans une rutilante boîte.
 
D. R. Harris – Chemists & Perfumers, 35 Bury Street. Une fragrance personnalisée, c’est possible. Recettes à l’ancienne assurées chez D.R. Harris qui exécute sent-bons et savons depuis 1790.
 
Richoux, 172 Piccadilly. Peut-être le lieu a-t-il un peu perdu de son charme mais on est toujours aussi ravi de se gaver de scones à prix copains.
 
McQueen à Londres
L’expo “Savage Beauty”, au V & A que l’on vous invite à visiter (cf. LLB 27/05) donne envie d’aller faire un tour sur les lieux qui ont fait les étapes de la vie du jeune génie londonien. L’endroit de prédilection d’Alexander McQueen ? Le quartier de Savile Row, derrière Regent Street, une rue cousue de dizaines de boutiques de tailleurs au mètre carré. On est entré chez “Anderson  &  Sheppard”, le lieu d’apprentissage de McQueen. Dans l’arrière-boutique, des apprentis tailleurs s’agitent en bras de chemise et bretelles. Passez la porte de cette cossue boutique pour observer la manière dont on fabrique un costume à l’ancienne.et aussi pour pouvoir asséner sans rire la fameuse phrase “My tailor is rich”.
 
 
Ph.: Johanna de Tessières

10:59 Publié dans Tendances | Lien permanent | Commentaires (0) | |

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