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01/06/2015

Ford Mustang Fastback GT V8 5.0 l, born to be wild !

La Libre, Momento, Routes, Ford Mustang, FastbackIl aura donc fallu 50 ans pour que Ford se décide à exporter sa Mustang en Europe, en restant fidèle à ses principes : une sportive à la portée de (presque) toutes les bourses…
 
Philippe Van Holle


ON NE VA PAS Y ALLER PAR quatre chemins… parce que ce n’est pas tous les jours que, dans le monde automobile moderne, on peut avoir un vrai coup de cœur ! Cette Mustang, avec son bon vieux (mais nouveau) moteur V8, nous a charmé au plus haut point. Les quelques doutes que l’on pouvait avoir par rapport à la bagnole à l’américaine qui accélère fort mais ne tient pas le parquet et freine comme elle peut ont vite été évacués. On n’était pas dans un “bateau” qui tangue et qui gîte, mais bien dans une vraie sportive, puissante, sûre et confortable, mélange subtil et parfait de deux mondes : l’“American way of life” et le sérieux à l’européenne.
 
S’installer dans une Mustang – même de 6e génération –, c’est prendre le volant d’un mythe toujours bien vivant, revenir un demi-siècle en arrière, revivre (presque) les mêmes sensations. Le burn-out est facile, les déhanchements de l’arrière aisément maîtrisables et les freins (des Brembo à 6 pistons !) restent endurants même en conduite (très) sportive. Et pourtant, notre beau monstre rouge faisait quand même 1732 kg (+ 66 kg en version décapotable).
 
En débarquant (enfin) en Europe avec sa Mustang légendaire, Ford ne voulait pas commettre d’erreur. Le géant américain avait parfaitement calculé son coup. Et à voir les visages ravis des journalistes essayeurs, venus des quatre coins de la planète, le test était plus que réussi. D’ailleurs, les ingénieurs sur place nous ont toujours paru très sûrs de leur fait. Et l’invitation (au voyage) en Allemagne n’était pas anodine. La Mustang n’aura pas peur de se frotter aux marques premium teutonnes. Bien sûr, la BMW M4 ou l’Audi RS5 sont encore un cran plus raffinées, mais elles coûtent aussi deux fois plus cher, ou presque.
 
Car Ford n’a pas voulu déroger à ses principes de base : permettre à presque tous les passionnés de pouvoir acquérir cette voiture sportive. En 1965, la Mustang de base coûtait 2 368 $, notre “muscle car(de 418 ch pour 530 Nm de couple !) de 6e génération se négocie à 40 000 € tout ronds. Et l’économie sur le prix (par rapport à une auto premium de même catégorie) permet de payer taxes et assurance pour quelques années… Mais il existe déjà une Mustang à 35 000 € avec un (nettement) plus modeste 2.3 l Ecoboost.
 
Et la consommation, demanderez-vous, avec un tel moteur ? Si nous avons tourné autour des 16,5 l en martyrisant l’auto un maximum, multipliant les démarrages style dragster et en nous autorisant plus de 260 km/h sur les autoroutes allemandes, il est tout à fait possible aussi de tourner aux environs des 10-11 l si on se la joue cool, Ford annonçant, avec honnêteté, un 13,5 l en consommation moyenne (et 8 l seulement pour le 2,3 l de 317 ch).
 
Question coffre, la Mustang s’en sort pas mal aussi : 408 l pour la Fastback (332 l en convertible)… sans oublier les deux places arrière que Ford a eu la bonne idée de conserver. Certes, elles sont essentiellement destinées à des adultes de faible corpulence, mais elles ont le mérite d’exister, ne fût-ce que pour augmenter le volume de valises à emporter en week-end… Depuis l’ouverture des carnets de commandes en début d’année, 2 200 Mustang ont été commandées en Europe. La Belgique en recevra plus ou moins 400 en 2015, autant dire qu’il n’y en aura sans doute pas pour tout le monde…

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