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20/06/2015

Laissez-vous hâler, mais pas griller  !

la libre,momento,bien-être,protection,soleil,conseilL’idée n’est pas de se gâcher le bonheur de lézarder au soleil, mais plutôt de bronzer malin, en rappelant et en suivant les bons conseils d’une dermatologue, pour en profiter pleinement. Bonnes vacances !
 
Paroles de dermato: Laurence Dardenne


EN QUELQUES MOT, LE SOLEIL, C’EST… “Bon pour le moral, la fabrication de la vitamine D (même s’il n’est pas nécessaire de passer des heures au soleil pour la fabriquer), mais c’est mauvais pour le vieillissement cutané (ennemi n°1) et pour leur rôle dans l’apparition des cancers de la peau”, nous a répondu le Dr Nadine Pomarède, dermatologue au Dermo medical center à Bruxelles.
Avant les départs en vacances, petit rappel de quelques grands conseils avec cette spécialiste.

 
Peut-on “préparer” sa peau ?
Bancs solaires, machines à cancer, dit la Fondation contre le cancer. Donc, pour “préparer” sa peau avant l’exposition, on bannit ces séances qui ne font que se “surajouter” à l’exposition solaire. Et les compléments alimentaires ? “Ils renferment des molécules anti-oxydantes (vitamines A, C, E, béta carotène, lycopène, probiotiques) qui, s’ils sont pris suffisamment longtemps à l’avance (4 à 8 semaines), renforcent les défenses de la peau vis-à-vis de l’exposition solaire et de l’agression qu’elle représente. Ils doivent être suivis durant toute la durée d’exposition et ne doivent pas faire baisser la garde par rapport aux mesures de protection habituelles”, souligne le Dr Pomarède.
 
Penser à se protéger partout
L’exposition solaire, ce n’est pas qu’à la plage, rappelle la dermato. “On estime que dans les trois-quarts des situations de la vie quotidienne, nous n’avons pas conscience d’être exposés au soleil. Donc, personne n’applique de produits solaires. Or, jardiner, marcher, déjeuner en terrasse de café sont des expositions solaires. On peut prendre des coups de soleil en ville, en se promenant… mais ces situations ne sont pas vécues comme des expositions solaires et souvent non prévues.” Un petit truc ? Des petits échantillons de crème solaire dans son sac.
 
Dopez votre assiette !
“L’exposition solaire est un stress pour la peau qui va utiliser plus d’antioxydants pour y résister, souligne le Dr Pomarède. Il paraît raisonnable d’ingérer davantage d’aliments riches en antioxydants. C’est-à-dire beaucoup de fruits et légumes colorés (rouge/orangé en priorité; tomate, melon, pêche, abricot…), mais aussi de bonnes huiles ainsi que les poissons gras riches en oméga 3 (sardines, maquereau, saumon…) qui vont protéger les membranes des cellules.”
 
Le maquillage protège-t-il ?
Certains soins ont un indice clairement signalé, mais dans quelle mesure les autres produits de maquillage protègent-ils ? “Un fond de teint ou un correcteur de teint protège naturellement la peau du fait des pigments qu’ils renferment, répond le médecin. Cela peut être utile en ville alors qu’on ne mettra pas spontanément une crème solaire, mais cela est insuffisant pour une situation de plage. Certaines marques proposent des compacts teintés avec un SPF 50 !”. Quant aux autobronzants, “ils vous donnent la couleur du bronzage mais ne vous protègent pas des coups de soleil.”
 
Des applications à consulter
Grâce à la géolocalisation, les smartphones donnent en temps réel la météo solaire, c’est-à-dire le risque UV en fonction de l’heure et de la location où l’on se trouve. Certaines applications proposent aussi de rentrer son phototype (couleur de cheveux, yeux et carnation) afin de proposer un indice de produit solaire adapté à sa peau. Il ne faut pas hésiter à les consulter, conseille la spécialiste.
 
Méfiez-vous des nuages !
Méfiez-vous des nuages et du vent. Une étude australienne récente a montré qu’un quart des personnes interrogées confond chaleur et UV élevés. “Le moment de l’année où le soleil ‘brûle’ le plus est l’été car le niveau d’UVB est le plus haut, même si la température n’est pas très élevée”, souligne encore la dermatologue. On bronze donc malgré les nuages; certains parasols et vêtements laissent-ils aussi passer les rayons ? “C’est surtout la réflexion du soleil sur les sols qui fait que l’on peut bronzer à l’ombre; mais bon, pas de paranoïa !”
 
Choisir le bon indice
Comment savoir quel est l’indice de protection adéquat ? “Il sera choisi en fonction de votre peau (plus ou moins claire) et de votre destination (campagne, mer ou montagne). En ce qui concerne la texture du produit, il existe aujourd’hui des textures très légères, adaptées aux peaux mixtes à grasses voire même à problèmes.” Rappelons aussi que l’application de protections solaires, c’est jusqu’à la fin des vacances. “Beaucoup de personnes ont tendance à diminuer voire arrêter l’application quand elles sont bronzées. Bien que le risque de coup de soleil lié aux UVB soit diminué, le vieillissement induit par les UVA, persiste.”
 
L’alibi de la vitamine D
Le soleil, c’est bon pour le moral. Puis, c’est quand même nécessaire pour la fabrication de la vitamine D, indispensable pour avoir des os solides, non ? “Certes, 70 % de la vitamine D est synthétisée grâce à l’exposition aux UVB, rétorque la spécialiste. Mais trois promenades de 30 minutes par semaine, habillé normalement, pendant la période ensoleillée, suffisent à fabriquer un taux correct de vitamine D !” Oubliez donc l’alibi de la vitamine D…
 
 
Ph.: Reporters

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