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21/06/2015

Plongée au cœur du corail

La Libre, Momento, Escapade, plongée, Grande Barrière de corail, Australie, Town of 1770La Grande Barrière de corail fait partie de ces quelques endroits sur terre où l’on goûte à la liberté.
Une fois la tête sous l’eau, la magie s’enclenche et le spectacle est époustouflant !

À 1 mètre sous les mers: Lauranne Garitte

VOIR LA GRANDE BARRIÈRE ET MOURIR. Il est de ces lieux incontournables par lesquels l’Homme se doit de passer une fois dans sa vie. La Grande Barrière de corail en fait partie.
 
En longeant la côte Est australienne, l’une des premières villes d’où la contempler est Town of 1770. Loin des foules qui s’amassent plus au Nord, près de Cairns, la petite bourgade est calme. Et pour cause, un seul bateau part de temps en temps rejoindre le plus grand récif de la planète. A 64 km au large, une île du nom de Lady Musgrave accueille ceux et celles qui voudraient s’en rapprocher.
 
Ce matin, dans la petite ville portuaire, un grand bateau attend la centaine de passagers. Pour voir la Barrière, pas le choix, il faut faire partie d’un (grand) groupe… Mais la foule en vaut la chandelle. Durant 90 minutes, l’embarcation s’éloigne de la côte pour rejoindre la ligne d’horizon azur qui distingue encore la mer du ciel. Le spectacle hors de l’eau est déjà époustouflant : des eaux cristallines tout autour de nous, quelques voiliers, et puis, tout au coup, une île a priori déserte qui se dessine à l’horizon.
 
Nous arrivons à destination. Il ne reste plus qu’à enfiler les palmes, le masque et le tuba pour vivre l’expérience. A la surface, d’innombrables bancs de poissons colorés indiquent déjà qu’il s’en passe, des choses à un mètre sous la mer.
 
Immersion dans la mer de corail
A l’instant où nous immergeons la tête sous l’eau, un silence approximatif s’installe. On entend que sa respiration. Le lagon s’offre à nous comme un aquarium naturel, riche et varié. A un mètre sous l’eau, parfois moins, le corail se montre sous toutes ses formes et sous toutes ses couleurs. Il ne faut surtout pas le toucher ni même le frôler, au risque de le fragiliser. Des poissons multicolores et tropicaux s’y déplacent sans se soucier de notre présence. Le temps s’arrête et nous nageons lentement, au rythme de la faune marine, comme pris d’une sensation de plénitude.
 
Plus loin, l’expérience est d’autant plus exaltante avec les tortues. De temps à autre, elles remontent à la surface pour ne passer qu’à quelques centimètres de nous. Après deux heures la tête sous l’eau, le retour à l’air pur est presque déconcertant. Mais la journée nous aura appris une chose  : en Australie, il faut venir, voir la Grande Barrière de corail, puis repartir.
 
 
Un avenir incertain pour le récif
 
Vous êtes en train de détruire une merveille classée au patrimoine de l’Unesco !” Un sauveteur rappelle à l’ordre une nageuse qui a osé poser le pied sur le corail.
 
Les hommes ont certes leurs torts dans la dégradation de la Grande Barrière, mais ils ne sont pas les seuls. En février dernier, l’Unesco menaçait l’Australie de déclasser le joyau naturel. Dans 18 mois, le pays devra montrer les progrès réalisés. S’ils s’avéraient insuffisants, la Grande Barrière pourrait rejoindre Palmyre (en Syrie) sur la liste des patrimoines en péril de l’agence onusienne.
 
Une faune et une flore uniques
La Grande Barrière de corail est l’un des sites les plus spectaculaires au monde. Elle compte plus de 1500 espèces de poissons, 400 espèces de coraux et 4 000 espèces de mollusques. Cependant, en 30 ans, elle a perdu plus de la moitié de ses coraux, et certaines espèces, comme la grande tortue verte, y sont menacées de disparition.
 
Les raisons de cette dégradation sont diverses. D’abord, le réchauffement climatique blanchit les coraux. Ensuite, les cyclones tropicaux, qui se font plus fréquents et plus violents, détruisent le massif corallien. L’agriculture sur les côtes est aussi responsable du rejet de pesticides dans la mer, ceci développant une étoile de mer tueuse de coraux. Enfin, le développement industriel le long du récif entraîne le déversement de déchets de dragage, rendant l’avenir de cette merveille naturelle incertain.
 
 
Quel budget?
L’excursion de Town of 1770 à Lady Musgrave Island coûte 190 dollars (+/- 130 €). Sont incluses 90 minutes de croisière jusqu’à l’île et 5 heures de snorkeling sur la Grande Barrière de corail. Les plongeurs doivent compter un budget supplémentaire d’environ 65 €.

La Libre, Momento, Escapade, plongée, Grande Barrière de corail, Australie, Town of 1770

 
 
Ph.: Garitte

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