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01/08/2015

Frimousse qui était aussi une icône

13_50_40_818645224_Reporters_12547638.jpgLa National Portrait Gallery de Londres montre 145 portraits d’Audrey Hepburn.
Son image synthétise une certaine définition de la féminité moderne.

Visite guidée, à Londres : Aurore Vaucelle


Sur les murs blancs de la National Portrait Gallery, les photos d’Irvin Penn, Cecil Beaton ou Richard Avedon ont immortalisé le corps souple et gracile d’Audrey Hepburn, née Ruston. Audrey, dont le prénom suffirait presque à l’identifier, puisque des Audrey de cette carrure-là (bien qu’elle ait été, en soi, un p’tit modèle de femme), il n’y en eut point d’autre à notre connaissance. Que toutes les Audrey dont le minois serait apparu sur autant des paravents, des posters et de mouchoirs se lèvent pour protester…

A la lecture de la biographie que nous livre le musée londonien, sur papier photo ou sur papier glacé, on s’amuse des enjambées énormes dont a été capable cette femme toute menue qu’était Audrey Hepburn. D’abord, pas si petite (1,70 m dit-on), au point que sa taille lui ferma l’accès au ballet, auquel elle s’était préparée dans sa jeunesse.

Première enjambée : d’Ixelles à Hollywood

Audrey H. naît à Ixelles en  1929 mais file à Londres avec sa mère, puis aux Etats-Unis. Elle fait de la pub, elle pose, sage comme une image, mannequin fin et androgyne. En 1951, elle monte sur les planches pour jouer Gigi, le personnage principal dans la pièce éponyme de l’écrivaine Colette qui l’avait remarquée dans ses premiers rôles. Ce passage par Broadway lui ouvre les portes d’Hollywood.

Deuxième enjambée : de l’anonyme roturière à la princesse de cinéma

En 1953, elle est la belle princesse incognito de “Vacances Romaines” et n’emballe pas moins que le très beau et très fameux Gregory Peck. Le réalisateur William Wiler la préfère alors à Liz Taylor. Sa fraîcheur fait la différence, soutient-il. Princesse Audrey montre qu’on peut briller par sa simplicité à cette époque où les femmes sont encore serrées dans leurs atours, coiffées et bijoutées (un coup dur pour les actrices qui se la jouent Cléopâtre ou style ampoulé). Elle devient une référence du 7e art jouant des femmes drôles mais aussi complexes : “Funny Face”, “My fair Lady”, et puis Holly Golightly de “Breakfast At Tiffany’s”.

Si elle est rapidement reconnue (par plusieurs nominations aux Oscars, par un Oscar, par un Bafta, un Golden Globe), Helen Trompeleter, curatrice de la National Portrait Gallery, rappelle que la vedette mondiale primée par la profession, et adorée du public avait une perception tronquée de son image pub publique, "toujours dépréciative de son talent, dans les interviews qu’elle donnait.

Troisième enjambée : un style simple qui en fait une  star

Nous poursuivons notre visite de l’expo quand nous sommes tout à coup frappés par cet homme jeune qui prend la parole en anglais avec un accent italien à couper au couteau… Il a l’air timide, il s’emmêle les pinceaux sur le podium… On croit à un énième curateur, on finit par décrocher et puis, là tout à coup, l’homme sourit et c’est frappant. On l’identifie alors. Luca Dotti, deuxième fils d’Audrey Hepburn, a le regard qui sourit, celui qui a tant fasciné les photographes. Des journalistes lèvent le doigt, veulent savoir quelle photo il préfère de sa mère, comment elle s’habillait quand il était petit. “My Fair Lady” est décidément devenue une prescriptrice de mode… Lui, conclut, troublé d’une révélation presque si naïve : “Quand j’étais petit, vous savez, j’ignorais qu’elle était une vedette. Car elle était toute simple.”

A copier, donc, le concept de simplicité.

Au.V.

--> Audrey Hepburn, portraits of an icon” jusqu’au 18 octobre à la National Portrait Gallery, à Londres. Infos : npg.org.uk/hepburn
À noter, grâce à votre billet Eurostar, vous bénéficiez de 2 entrées pour le prix d’1 à la National portrait Gallery

10:00 Publié dans Tendances | Lien permanent | Commentaires (0) | |

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