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26/09/2015

Le train, hier, aujourd’hui et demain

la libre,momento,sorties,musée du train,train world,bruxellesNous avons visité pour vous Train World, le nouveau musée des chemins de fers, ouvert au grand public depuis hier. Ambiance, découvertes et avis sur ce lieu enchanteur.
 
Visite: Lauranne Garitte


14 H 16. UN BRUIT DE CHEMINS DE FER résonne sur la place Princesse Élisabeth à Schaerbeek. Le train pour Braine-le-Comte est à l’heure sur la voie 9. A quelques pas des quais, c’est un retour dans le passé ferroviaire que nous nous apprêtons à vivre.
 
Première entrée somptueuse dans la salle des pas perdus, dont la construction date de 1920. Le magnifique bâtiment de la gare de Schaerbeek n’a pas changé depuis sa construction en 1887, si ce n’est l’agrandissement avec ce deuxième bâtiment destiné aux voyageurs et construit après la Seconde Guerre mondiale. Là, les guichets en bois nous rappellent que des gens venaient ici, autrefois, prendre le train.
 
Le plongeon dans le passé démarre donc.
 
Au commencement était la vapeur
C’est dans une salle sombre que débute la visite. Sur une carte qui semble flotter dans les airs, des dates défilent. La plus ancienne, le 5 mai 1835, nous renseigne sur le jour où un train roulait pour la première fois en Belgique et sur le continent européen. Car, ne l’oublions pas : avec la ligne Bruxelles-Malines, Bruxelles est devenue la première Capitale au monde à être desservie par un train ! Dans cette salle, nous découvrons comment, petit à petit, le réseau belge s’est développé. Des lumières intelligemment disposées mènent notre regard vers les plus anciennes locomotives à vapeur du musée : L’Éléphant (1835), la locomotive Pays de Waes (1844), la locomotive type 18 (1902). En nous dirigeant vers une voie de 30 mètres de long retraçant l’histoire des rails, notre audioguide nous plonge dans un texte de Victor Hugo. L’écrivain prit le train pour la première fois en Belgique sur la ligne Anvers-Bruxelles. Émerveillé, il écrivit : “Il faut beaucoup d’efforts pour ne pas se figurer que le cheval de fer est une bête véritable.
 
Quelques pas plus loin, nous passons dans une salle fascinante où d’innombrables objets des chemins de fer sont exposés. La magie opère. Les plus curieux s’attardent pour comprendre l’utilité de ceux-ci. Les autres ont déjà rejoint la somptueuse salle suivante où est exposé le clou du spectacle : une gigantesque locomotive Type 12 restaurée à l’identique. Ici, la musique envoûte et le son des signalisations nous emmène dans une atmosphère unique.
 
Une technologie qui ne cesse d’évoluer
Certains trains sont même accessibles aux visiteurs. Comme une automotrice électrique de 1935 où des objets laissent imaginer le quotidien des navetteurs de l’époque. Même magnifique scénographie pour un train de l’entre-deux-guerres dans lequel chaque cabine a été décorée sur le thème des vacances.
 
A la sortie d’un de ces trains, une maison grandeur nature interpelle. “Nous avons failli détruire cette maison”, raconte François Schuiten, célèbre dessinateur et scénographe du musée. “Mais nous avons découvert qu’il s’agissait d’une ancienne maison de service restée intacte. On l’a donc aménagée comme à l’époque des années 50.” L’expérience est aussi étonnante que proche de la réalité.
 
Un futur innovant
Au fil de la visite, les trains deviennent de plus en plus luxueux, comme les wagons-lits Nagelmackers ou les trains royaux exposés dans une salle plus lumineuse, donnant l’impression d’être sur les quais d’une gare. Des images d’archives complètent les informations de l’audioguide et permettent de contextualiser chaque engin.
 
Un étage plus haut, coup de cœur pour le train miniature qui émerveille avant de s’adonner à la simulation de conduite de 6 minutes. La fin de la visite appelle à l’imagination. Comment sera le train de demain  ? Une expérience visuelle une nouvelle fois créative tente d’y répondre.
 
François Schuiten désirait, avec ce musée, “raconter une histoire avec émotion, à la manière d’un spectacle.” Les jeux de lumières, les effets sonores, les collections de locomotives et d’objets de chemins de fer, ainsi que les scénographies pensées avec brio remplissent cette mission. On vit une vraie immersion sensorielle quelque peu labyrinthique dans l’univers des chemins de fer. Train World enchante et éduque à la fois à propos d’un patrimoine historique dont la Belgique peut être fière.
 
 
Infos pratiques:
Horaire : tous les jours, sauf le lundi, de 10 h à 17 h.
Tarifs : de 7,50 € à 10 € l’entrée.
Adresse : Place Princesse Élisabeth 5, à 1030 Schaerbeek.
 
 
Ph.: PhotoNews

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